« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » Friedrich Nietzsche
Des hauts et des bas …
Après ma journée à Rome, contrastée entre l’enfer que représente cette ville et le bonheur des retrouvailles entre pèlerins, je suis donc rentré à Sta Maria. Ce ne fut pas simple non plus mais je commence à m’y faire.
Une soirée logistique pour refaire le sac avec ce qu’il faut garder et ce qu’il faut se séparer. Entre temps, je dîne, une dernière tournée de linge et la boom !
Ma tête a heurté le coin de la hotte aspirante, à hauteur de nain, je me suis ouvert le front. Alors, eau froide tout de suite pendant que les étoiles tournaient autour de moi.
Je me rends compte que j’aborde mes limites. C’est par ce genre de détails que cela m’interpelle. Comme pour une séance de sport, il y a la phase que l’on sait faire et puis celle où l’on frôle l’échec ou on tente plusieurs fois avant de réussir. Bien je suis dans ce cas.
Continuer sans s’arrêter vers le sud correspond à un véritable entraînement physique et mentale. Dans l’adversité quotidienne de l’Italie, essayer de tenir le plus longtemps possible. Mais attention de ne pas faire l’étape de trop. Alors oui je continue mais je vis au jour le jour. Si l’adversité est plus forte alors on se replie. Terme militaire, j’en conviens, mais dans notre imaginaire un repli ne veut pas dire une défaite, ni une fuite. Non c’est une leçon apprise.
En parlant d’adversité, une nuit difficile, par la journée passée mais aussi par nos amis les moustiques qui décident de rentrer dans le jeu en pleine nuit.
Ce matin, lever à l’identique et une préparation plus longue. Départ à 7h30 car il fait de plus en plus sombre.
Je m’insère dans le flux d’écoliers et de parents stressés, les hommes sont au café et les autres courent pour prendre leur train. Les boutiques sont ouvertes, ça bougent dans tous les sens.
Pour débuter, une fois passé le passage à niveau, je récupère le petit bout de via Appia qui restait et j’arrive au fameux Mac Donald qui est posé sur un vestige de route romaine. Malheureusement, il n’ouvre qu’à 9h. Tans pis j’aurais aimé le revoir.
Ensuite c’est la montée sur Castel Gandolfo, petites routes mais avec de la circulation. Arrivé à la cité du pape, une petite pause sur la place. Un coup de tampon sur la credentiale. Le soleil pointe et je récupère de l’effort de la montée. La vue sur le lac est magnifique.
Je suis heureux de repartir marcher comme cela.
La suite je la connais, il faut atteindre le très beau village de Nemi en passant par les chemins de pente du volcan. Des chemins qui nous font grimper jusqu’a presque 600 m. Du dénivelé mais aussi du technique.
Seulement l’adversité revient par là ou l’on ne l’attend plus, une ampoule au pied droit. Nouvelle chaussure, nouvelle chaussette et portant la même marque que d’habitude, juste le nouveau modèle.
Alors j’applique ma méthode mais comme le terrain est technique cela reste douloureux.
Enfin le village de Nemi et son petit lac volcanique. Spécialité de petites fraises. D’ailleurs je ne résiste pas à une tartelette pour une deuxième pause. J’en profite pour m’occuper de l’ampoule.
Troisième partie aller sur Velletri. Des chemins et sentiers de Forêts, ça tombe bien car il fait encore très chaud. Pareil, du dénivelé avant de redescendre sur la ville par les lotissements. Alors la vue du haut des 600m, la Méditerranée.
Enfin Velletri, ce soir je dors au séminaire Don Orione. C’était un prêtre contemporain , devenu saint, qui est à l’origine de plusieurs congrégations.
https://www.donorioneitalia.it/chi-siamo/la-vita/
Pas beaucoup d’infos pour cette étape. J’ai juste consigne d appeler Vincenzo qui viendra m’ouvrir.
Quand c’est ainsi et que le lieu est un peu éloigné du centre ville alors je passe au supermarché.
Petit détour donc mais qui servira. Une fois arrivé, j’appelle donc Vincenzo qui ne comprend que l’italien. Pas facile de lui faire comprendre que je suis arrivé devant le portail.
Quelques minutes de patience et le portail s’ouvre. Une grande allée pour arriver à la villa. C’est vide, pas de séminariste ? Je fais connaissance de Vincenzo, archétype de la personne qui a voué ses services au clergé. Ce n’est pas un curé mais bien un laïque. Il m’enregistre selon les règles et me fait payer 20 euros.
C’est plutôt spartiate, une chambre avec 4 lits superposés, un lavabo qui ne fonctionne pas, l’eau tombe au sol ! Pas de draps. Pas de cuisine non plus même pas une bouilloire.
Heureusement que je suis rodé à ce genre de prestation. J’ai tout dans le sac, alors pas besoin de ressortir. Je m’adapte et cela ne me pèse pas.
Bilan de cette grande première journée du sud, ça me plaît. Alors on continue demain en priant que l’adversité baisse un peu.
Demain direction Norma, chez un particulier qui loue. Les prix baissent
Total : 2269 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgD8hQIA7HsYS5T-iQy1GoijAdWJCYys1wGxU1Y8YMzUAf0


Votre commentaire