Francigena 84 Monterosi – Santuario della Madonna del Sorbo

“L’indifférence est une paralysie de l’âme.” Anton Tchekhov

Une étape atypique.

Monterosi ne restera pas dans les annales des meilleures étapes. Qu’est qui me fait dire cela ? En fait rien de concret. Une chambre correcte bien que la salle de bains est faite pour des hobbits. Une tenancière que je n’ai pas vue mais qui m’envoie des messages pour savoir si je vais bien. J’ai juste refuser son petit déjeuner trop tard. C’est calme.

Voilà pour les faits, ensuite c’est le ressenti. Je ressens une extrême faiblesse du corps mais aussi de l’esprit. Quelque chose m’affaiblit.

La nuit fut agitée au point d’être réveillé à 4h30. Je ne ferais que somnoler ensuite. Une heure après j’étais debout mais toujours avec cette faiblesse.

Je me prépare doucement et réalise un petit déjeuner de “campagne”. À 6h45 je sors en espérant que ce soit juste l’endroit, quartier historique, qui me pèse.

Les premiers kms se font en suivant la nationale devenu 4 voies par un petit sentier. C’est l’heure de pointe pour ceux qui rejoignent Rome.

Puis enfin on s’enfonce dans la campagne. Ce matin, il y a du brouillard et en sortie de ville, il fait froid. Je retrouve les oliveraies et de grandes propriétés qui font plus du commerce pour le tourisme que d’agriculture. Il doit y avoir une niche.

Les jambes sont lourdes, l’entrain n’est plus, est ce l’effet de Rome ? Quoi qu’il en soit je dois faire avec aujourd’hui. Le chemin est joli ce matin avec toute cette brume et le soleil qui se lève. Il a même du mal à percer. L’hiver ?

Arrive enfin le village de Campagnano di Roma perché sur son piton rocheux. Toujours impressionnant vu d’en bas. La pente est toujours aussi abrupte. Je retrouve un peu d’entrain dans l’effort.

Sur la place, le café qui dit bienvenue aux pèlerins. Une pause est bienvenue. Je vais rester un petit moment ici car il me reste que 6kms à faire.

Après une belle pause, je repars mais pas loin puisque c’est pour faire des courses pour ce soir. Car au sanctuaire rien.

Je repars avec un peu plus d’enthousiasme et j’arrive à ce fameux sanctuaire de la Madone du Sorbo. Nous sommes dans un écrin de verdure du parc di Veio. Un poumon pour Rome.

Il y a de l’activité, l’auberge est ouverte mais personne a l’intérieur. J’attends un peu. Un groupe de jeunes est là, encadrés, ils sont autistes et c’est la communauté qui s’occupent d’eux qui ont la charge du site et de l’auberge.

Je signale ma présence par WhatsApp, canal Privilégié des italiens. La on m’annonce que c’est 15h30 pour entrer et que je dois profiter du paysage en attendant. C’est une auberge récente, ils n’ont manifestement pas la fibre pèlerin. J’espère qu’ils sont meilleur dans leur domaine.

C’est aussi cela qui me fatigue des italiens. Tout dans le paraître et quand on gratte un peu, plus rien. Mais n’est ce pas le mal du monde entier ?

Pour le moment j’ai assez à me battre avec mes propres limites qu’à batailler les approximations des autres que je ne pourrais pas changer.

Demain c’est Rome avec un programme hybride sur deux jours. Tout d’abord aller à la Storta. Prendre le train pour le centre de Rome. Aller chercher mon colis au risque de le perdre. Puis faire l’étape 1 de la VFSud pour rejoindre l’appartement loué.

Le lendemain, sans le sac mais avec mon bourdon retour à Rome en train. Visite à Saint Benoît Joseph puis en fonction du temps Saint Paul hors les murs. En fonction de l’arrivée de Guy, je rejoindrai l’observatoire pour faire les derniers kms avec lui et aller chercher le testimonium.

Voilà deux belles journée de transition qui s’annoncent.

Total : 2198 kms

Photos

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgArOpZbrrqzSZtUzgvc2LuKAROHhmpXMX1z-pfhT-MpNr8


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