« Le bonheur, c’est d’être heureux ; ce n’est pas de faire croire aux autres qu’on l’est. » Jules Renard
Après avoir lever un verre pour nos 2000kms, Rene et moi, retournons dans nos quartiers. C’est qu’il fait frais à cette altitude. Un dîner en tête à tête avec nos rations de survie. Sujet après sujet, Rene me dit qu’il ferait bien l’Italie du sud mais qu’il doit d’abord retourner en Belgique pour des papiers et une promesse faite à sa fille. C’est un exercice difficile à mon sens.
Encore une fois le froid fera rentrer tout le monde de bonne heure. Seulement, il me laissera pas tranquille. Tout le monde dort quand il m’assaille, j’ai pourtant une couverture avec mon sac en thermolite. Il faudra que je pique une couverture supplémentaire sur un lit libre pour réussir à retrouver l’équilibre. J’ai bien un duvet mais le sortir à ce moment de la nuit aurait le même effet que d’allumer la lumière pour la chambre.
Nuit décousue alors 5h30 debout, je m’extrais de la chambre discrètement pour la pièce commune et finis de me préparer. Pour le petit dej c’est sur les réserves. L’absence de cuisine m’oblige à remonter d’un étage pour avoir de l’eau … pas terrible.
Début de l’étape à 6h45, plus courte qu’hier, de transition puisque nous allons quitter la Toscane pour le Lazio. Le début est une longue descente d’une dizaine de kms dans laquelle vous n’avez juste qu’à laisser la pesanteur faire son travail. On pourrait dormir mais le lever de soleil accapare mon esprit.
Encore de beaux paysages jusqu’à Ponté à Rigo, où l’on trouve une église moderne qui fait auberge. À partir de la c’est moins marrant, le chemin nous fait suivre la SS2 ou Strada Statale, une nationale! On se retrouve coincé entre les barrières de protection et la nature. Sans compter le bruit que je règle avec mes écouteurs à réducteur. C’est quand même plus agréable.
Pas de logistique dans cette étape, alors je passe en mode dromadaire. Juste quelques arrêts pour boire sur place et c’est reparti. C’est juste avant d’arriver qu’il y a un chalet qui vend des produits locaux mais qui fait aussi des cafés et sandwichs. Alors pareil qu’il y a deux ans j’y ferais une pause car derrière il faut monter jusqu’au bourg et c’est pentu.
Aujourd’hui, c’est une chambre que j’ai trouvé pour 35 euros. Tout en haut du bourg. La vue est belle. C’est encore trop tôt quand j’arrive alors je réitère les actions d’il y a deux ans. J’attends un peu en me réhydratant et faisant le plein de calories. 25 kms sans vraiment s’arrêter ça tire un peu sur l’organisme.
Quand j’arrive à cette maison, la dame m’attendait, elle me présente les consignes et fonctionnalités. Je suis ravi. La routine débute. Ça commencera par les courses et en passant je retournerais à la crypte de la cathédrale del Santo Sepolcro. Église dont l’histoire est étonnante.
https://www.acquapendente.online/architettura-arte/basilica-santo-sepolcro-e-cripta/
C’est aussi l’endroit où sont exposés les les Pugnaloni, grand cadres décorés à partir de fleurs, ils sont dédiés a la Madonna del Fiore depuis le 12 eme siècle.
C’est quand même plus sympa que les courses de chevaux de Sienne ou les batailles d’orange à Ivrea.
Retour en chambre et c’est l’après-midi relax, enfin presque. Toujours à planifier le sud.
Demain direction Bolsena et son lac.
Et mes chaussures sont déjà arrivés à Rome !
Total : 2061 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgDpDf52yyLhQKg_VKG5jz6jAZ2SDKIzgLwPi8yKod5MEWI


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