Francigena 76 Siena – Ponte d’Arbia

« Tous les jours de la vie, nous avons à choisir : ou la souffrance d’aimer, ou cette autre, bien pire : celle de ne pas aimer. » Dag Hammarskjöld

Je n’ai pas trouvé d’hommes vénérables à l’âme bienveillante en la ville de Sienne. Bien au contraire. Devant le Duomo, un homme « Instagram » a giflé un autre homme « Instagram ». Le soir, un groupe de supporters d’un des clans hippique de la ville vient provoquer les autres au son des tambours; voilà où nous en sommes!

La soirée est vite passée. Un dîner léger et retour à l’auberge. De toute façon il a plu, ce qui a pour avantage de faire fuir tout le monde.

Après l’étape d’hier, pas de soucis pour m’endormir. Pour me réveiller, j’avais mon voisin du dessus. Un italien qui devait retourner chez lui à Turin. Il s’est levé à 4h. Bien sûr le lit a tremblé par une magnitude de 10.

Impossible de me rendormir alors un peu après 5h, je lève le camp. La cuisine de l’auberge se résume à une bouilloire. Il faut choisir, mettre des caméras partout où mettre à disposition une petite cusine équipée. Ils ont choisi!

Peu importe, j’ai vu pire. Alors je me prépare un café avec des biscuits de ma réserve. Ça ira bien pour débuter.

À 6h30 je suis parti avec ce soulagement habituel quand je quitte une auberge, qui plus est de ce style.

La sortie de la ville se fait en slalomant entre les camions de poubelles et les livraisons de vivre pour une nouvelle journée de tourisme de masse.

Après le centre, les quartiers résidentiels puis les populaires et enfin les zones techniques . C’est comme cela jusqu’à Isola d’Arbia.

D’ailleurs pour arriver à ce village, il faut remonter comme un saumon, le flux de voitures au pas. C’est ici que je trouverais un café pour ma pause. Regarder les voitures passer me donne le tournis.

Enfin on s’écarte dans les terres pour découvrir une autre Toscane avec des champs cultivés. Malgré les efforts publicitaires des villages pour attirer le pèlerin, la VF reste à l’écart et cette fois ci je suis en accord, c’est quand même plus joli que la nationale et son flux de camions.

C’est très valloné et il fait encore chaud. Pas d’ombre sur cette partie. L’approche final se fait le long d’une voie de chemin de fer.

J’arrive à 12h30, trop tôt forcément. Alors je m’installe à la terrasse du café. La même dame sert . Toujours joviale et dance au son de sa musique portoricaine.

J’y reste un moment me payant une tranche de vie italienne. Enfin je vais terminer mon attente devant l’auberge. Personne.

Il faudra attendre 15h. Les autres arrivent et ils sont nombreux. Ce soir nous sommes 17. Je connais que Rene.

La routine est plus difficile à 17. En plus, à cette saison, les hospitaliers ne font pas le dîner. Débrouillez vous. Il y a bien un restaurant mais fermé ce jour. Tiens cela me rappel un autre pays. Heureusement que le café de ce matin fait aussi épicerie. Certes petite mais suffisante.

Alors ce sera un dîner avec rene qui se bat encore avec ses réservations. Moi aussi mais pour la VF du sud. J’avance mais c’est pas facile, je suis obligé de revoir mes distances de marche.

Aujourd’hui un peu d’inquiétude sur l’état de mes chaussures qui de dégradent de jours en jours. Plus vite que l’autre marque. L’inconfort m’apporte des douleurs dans les genoux et les pieds. Vivement les nouvelles. Celles ci ont déjà 950kms depuis Lausanne. D’ailleurs cela fait un mois, je quittais le Grand Saint Bernard ! Ça passe super vite.

Demain on commence à grimper avant de quitter la Toscane très bientôt.

Total : 1972 kms

Photos :

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAIz89xVpmfQZwSxxisEaZPAdZkLxwnhQosGotR3GJOkT4


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