Francigena 69 Massa – Camaiore

« Le véritable enseignement n’est
point de te parler mais de te conduire. » Antoine de Saint Exupery

Une belle soirée à Massa. Seul dans ma chambre à trois lits, j’ai pu profiter pleinement de l’espace et de la tranquillité. Un dîner en ville avec Guy et Philippe pour couronner le tout. La ville était en effervescence, une foire, des stands pour manger, des étales pour acheter; j’ai du mal à définir la nature de l’événement. Tout ce que je sais c’est qu’à 21h30, c’est noir de monde. Les terrasses sont remplies, ça va, ça vient.

En rentrant à l’auberge, je retrouve les jeunes italiens. Ils sont dans la même auberge. Fatigues par leur étape, mal au pieds…Rien d’anormal quand on débute.

La nuit fut décousue bien que seul dans la chambre. Ce matin c’est la montre qui me réveil. Les jambes sont lourdes et les gestes imprécis.

J’essaie de me préparer un petit dej mais pas de courant dans La kitchenette. Le disjoncteur saute. Je force pas, je trouverais bien un bar ouvert à cette heure, c’est lundi.

Départ 6h45. Le jour se lève mais je ne verrais rien car il faut sortir de la ville par la route. En effet, très vite je trouve un café pour compenser le petit déjeuner. La sortie se fait par la via Aurélia, c’est lundi et l’heure de l’embauche. Vous imaginez.

À Capanne, on sort enfin pour une route de corniche. Ça monte doucement mais c’est paisible. J’ai beaucoup de mal avec toutes ces voitures. Alors ici je profite de la vue sur la plaine et de la fraîcheur.

De ce pont de vue , je constate la densité humaine sur cette plaine. Le moindre espace est disputé. L’atmosphère mêle humidité maritime et pollution laissant sur la peau cette moiteur grasse.

Alors je suis bien sûr cette corniche qui a du voir une course de vélo récemment. On y voit encore les peintures d’encouragement; même pour Mexico.

On reste sur cette corniche un moment puis la descente est douce, pas de circulation, air frais … tout va bien.

Quand on revient au niveau de la plaine, il faut à nouveau batailler avec les voitures, prendre des chemins hideux pour leur échapper. On finit par arriver à Pietrasanta. Mais avant j’accroche mon t-shirt sur une grosse branche de ronce, il est déchiré. Tant pis ça fait genre Robinson Crusoe.

Sauf que dans ce petit bourg , on entre dans la Toscane embourgeoisée. Alors quand j’arrive avec mon t-shirt troué, suant et accompagné de mes mouches habituelles, au café du Douomo, on me dévisage jusqu’aux serveuses.

Tant pis pour eux, j’ai décidé de faire ma pause ici et j’attends Guy qui veut faire les courses pour ce soir ensemble.

Il finit par arriver et la pause se prolonge. On finit par partir et visiter l’église. La fin de l’étape se fera ensemble à nous raconter nous vies.

Après le passage au supermarché du coin direction l’Ostello communale que je connaissais déjà. Une grande bâtisse accolée à une église. Sigeric aurait dormi ici. En tout cas c’est spacieux, une grande cuisine …

Je le retrouve avec Guy pour la soirée et dans la même chambre de 4 lits. Ce soir une petite sortie dans le bourg et ensuite on cuisine une purée de pomme de terre. On était en manque.

Voilà pour cette dernière étape de transition. On tourne le dos à la mer et on va rentrer au cœur de la Toscane par la grande porte Lucca.

Total : 1786 kms

Photos

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgASMQZXNdAAQaXclNn_9DeaAQ6G3e3NmnNufT7ceSeFFFo


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