« Aucune bonne décision n’a jamais été prise à l’unanimité. » David Fincher
Après un dîner ensemble ou j’ai découvert les Panigacci, sorte de tacos revus à l’italienne et très goûteux, retour au gîte. Tout le monde se prépare pour demain et pour l’étape de demain.
Le groupe se connaît alors c’est fluide pour se partager les communs, l’ambiance est bon enfant. La nuit entre hommes se déroule sans accroc. Juste le froid qui se fait sentir maintenant dans la nuit obligeant à rajouter une couche.
Ce matin 6h, réveil avec Guy. Emilia est encore là et la taïwanaises part. petit déjeuner tranquille, Emilia tourne autour de Guy cette fois. Elle finit par partir pour se ravitailler en cigarettes. 7h je quitte l’auberge, le jour se lève et suis surpris par la fraîcheur.
Néanmoins, je reste comme cela car juste après avoir traverser le pont du torrent Taverone, la montée nous attend. Je retrouve Emilia, et 200m plus tard on se dit au revoir car chacun son rythme.
La montée prendra deux heures. D’abord 300m de dénivelé pour aller aux pieds du village de Bibola puis au joli village de Vecchieto. Le temps de souffler et c’est ensuite le deuxième étage de la montée dans des sentiers forestiers à fort dénivelé. On monte à plus de 500m.
Au sommet c’est une longue descente qui commence sur Sarzanna, parfois très pentues et toujours avec ces pierres roulantes. Il faut redoubler d’attention. On distingue nettement la plaine et enfin je vois la Méditerranée.
La descente met à mal les genoux, obligé de m’arrêter pour laisser le pic de douleur. Pas de ravitaillement sur cette étape. À Ponzano Superiore, la descente est plus douce et l’approche de Sarzanna se fait le long d’un canal.
Il est tôt quand j’arrive à l’auberge du jour. Je comptais attendre au bar que j’avais connu mais celui ci a cessé son activité. J’aperçois le Padre alors je tente. Bien sûr, il me fait comprendre que c’est trop tôt. Je lui demande juste de poser mon sac. 20 minutes plus tard, il revient et me laisse entrer.
Il est colombien et la personne qui nettoie de République dominicaine, voilà une facette de l’Italie bien connue. Alors les discussions se font en espagnol, plus facile.
Une fois posé mon sac, direction les courses. Au retour, Guy venait d’arriver. J’ai servi de traducteur pour le padre. On s’installe et la routine commence. Sauf que pas d’eau chaude. J’interpelle le padre qui accueillait deux jeunes italiennes, fait semblant de pas savoir.
Ce gîte est un peu spécial. Les douches sont séparées d’un rideau directement sur la chambre unique. Un seul sanitaire.
On finit par aller voir tous les trois la chaudière. Le padre ne connaît rien et me dit que c’est difficile de faire venir un plombier. Alors pourquoi accepter les pèlerins quand on a pas le minimum. De plus, le tarif a augmenté de 5 euros en deux ans.
Il finit par accepter que les gens puissent aller dans son grand bâtiment. Il y a deux sanitaires complets. Quand il part, je vais réussir à faire marcher le système.
Finalement 5 nouvelles personnes inconnues du chemin sont arrivés. C’était prévisible. Le dernier arrivé l’Australien rencontré à l’ostello de la Cisa. On est donc 8 pour un seul toilette. C’est moyen. Le curé ferme son bâtiment où deux sanitaires complets existent .
Ce soir ce sera un dîner avec Guy à l’auberge et les jeunes avec qui nous faisons connaissance. Des étudiants partis pour une semaine de chemin.
Voilà pour cette belle étape avec de beaux chemins, de beaux paysages matinaux avec la brume, des gens sympathiques. Que demandez de plus ? Oui moins de moustiques !
Total : 1733 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAJXMXkxYrESIngR9N3GUWTAUE1l30MxEBAnQbg4zzZDJk


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