« En face du vrai bonheur, les richesses valent l’ombre d’une fumée. » Sophocle
Ambiance pèlerine hier soir à Cassio. Un petit groupe de 4, Allemand, Polonais, Afrique du Sud et Français. Une soirée sympathique à discuter tout en partageant un repas.
Les femmes d’un côté, les hommes de l’autre. Nous sommes deux dans le dortoir. Une nuit calme dans ce petit village. Une nuit moins décousue mais fraîche. Un vent glacial s’est levé.
Ce matin réveil à 6h bien que l’étape soit petite mais ici ce n’est pas la distance qui compte mais le dénivelé.
Mon camarade Bastian dort encore profondément. J’avais préparé ma sortie pour faire le moindre bruit.
Finalement ce sera un petit dej à l’auberge pour 5 euros et il y a tout. Pas la peine d’aller au bar.
Emilia est déjà debout et sous pression. Seulement elle a compris depuis l’autre jour alors elle me laisse tranquille. Elle finira par partir, à force de trépigner.
Je termine donc de me préparer au calme puis m’élance au lever du jour. Les montagnes sont superbes.
Aujourd’hui on doit remonter vers 1100m. Le chemin se fera par la route mais il ne manquera pas de nous offrir notre quota de souffrances.
Une première montée sur pierres a fort degré vers Castellonchio pour faire monter le cœur. J’y rejoindrais Emilia juste le temps de prendre de ses nouvelles et continuer.
Un belle descente pour les génoux pour arriver à Berceto. C’est ici, seul ravitaillement possible pour la journée que la pause s’impose. Une belle pause car je verrais arriver Emilia puis Philippe et enfin Bastian. J’y verrais également le couple allemand qui jette l’éponge pour aujourd’hui car hier ils ont trop forcé. Ils prennent donc le train pour avancer.
Après cette belle pause, deuxième étage à monter vers le Monte Conca à plus de 1100m. Une belle montée en pierre pour finir les chevilles.
Une fois arrivé là haut, il faut redescendre à la bifurcation pour rejoindre notre refuge. 200m en moins sur 1,5km, les genoux souffrent.
Le gîte est un ancien refuge sur la vieille route qui est maintenant touristique. C’est fermé, il faut maintenant attendre. Emilia arrive. C’est reparti, comme un bourdon qui vous tourne autour des oreilles. Je lui donne le code Wifi que le gîte a eu l’intelligence de laisser sur la porte pour qu’elle puisse faire du téléphone et me laisser tranquille. Comme certains parents pour leur enfant….
Finalement c’est Emilia qui aura la clé car elle reçoit par WhatsApp le code d’entrée car la personne aura du retard. Pour ma part rien reçu !
Installation et la routine démarre. Il y a même de l’eau chaude. Hier, pareil, Emilia avait reçu une information comme quoi l’eau chaude ne fonctionnait plus … Les femmes parlent aux femmes !
Aujourd’hui nous sommes 5. Est venu ce rajouter un jeune australien, non pèlerin, mais qui voyage en bohémien depuis février.
Le gîte est de bonne facture, sauf les douches qui sont faites pour les nains. C’est spacieux mais je pense qu’il va faire froid… on verra.
Voilà pour cette belle étape éprouvante. Demain on retourne au sommet pour descendre sur Pontremoli.
Ce sera également l’occasion de faire la dernière réservation; soit Rome.
Merci pour vos retours sur mon questionnement. Il semblerait que Barcelone soit la meilleure option. Mais j’attends encore d’autres avis.
Total : 1658 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAg4vAoRk6oQo2Y6kW95QLhActKn0NZiDdtp4QTXTvvkRI


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