« L’homme n’est rien d’autre que son projet, il n’existe que dans la mesure où il se réalise. » Jean-Paul Sartre
La soirée à Fidenza se termine, comme évoqué, dans une pizzeria. Le groupe entier s’est joint à ce petit événement. Alors c’est un bon moment passé ensemble avec les italiens qui manifestement font soirée pizza le dimanche.
La soirée avance et c’est déjà l’heure de penser à finir de se préparer pour demain. Quand les lumières s’éteignent c’est un peu tard, ce n’est pas tous les jours ainsi.
Comme à l’accoutumé, Emilia nous fait sa noctambule à 4h du matin. Elle pense ne pas faire de bruit; à tort. Je n’arriverais pas à me rendormir profondément.
Debout à 6h, un petit dej et Emilia qui me tourne autour, en pression comme tous les matins. Elle veut que je l’aide à faire ses étapes. Je lui fais comprendre que ce n’est pas le moment, en tous cas le mien et l’invite à revenir dans l’après midi. Non, l’après midi, elle ne peut pas …
Voilà une belle tentative de contrôle …qui échouera forcément. Vexée, elle partira de l’auberge rapidement sans rien dire.
C’est à mon tour de partir, en ville, malheureusement, impossible de percevoir le lever de soleil derrière les édifices. En solo donc, je traverse la ville pour aller vers les collines. On trace une diagonale pour Medesano.
C’est un bon échauffement pour les cuisses et le cardio. Après le plat, il faut remettre tout cela en marche.
Rien de particulier à signaler sur ce parcours. Un paysage champêtre, bosselé, entrecoupé de fermes et de villas.
Je tente une percée de la VF vers le village de Costamezzana pour retrouver le bar où nous nous étions arrêté avec Jetzabel. Il y avait là un monsieur très respectueux des pèlerins.
Au lieu de cela, Emilia qui était donc devant redescend à ma rencontre pour me dire que le bar était fermé et qu’il fallait faire demi tour. Encore un moment de pédagogie.
Finalement, c’est elle qui me suivra dans ma variante de la VF, au prix de quelques sueurs car je garde min rythme. À 67 ans et après plusieurs chemins, comment on n’arrive pas à s’apaiser ?
Enfin je reprends le parcours officiel à Cella. Une belle côte nous attend. En plein soleil, la chaleur est incroyable. Chacun son rythme dans cet exercice.
Enfin l’approche de Medesano après une ultime difficulté. Connaissant le chemin, je savais qu’un café sympa se trouvait là. C’est le moment de la pause après 21 kms sans arrêt.
J’ai le temps de faire ma pause qu’Emilia réapparaît. Éprouvée, je luis propose de faire un pause. Non.
C’est donc reparti pour les derniers kms avec Emilia sous une chaleur terrible et sans ombre. Le terrain est plat sur cette portion.
En arrivant, j’écris à l’auberge pour qu’il nous accueille avant. Ce sera 13h30. Dans ce petit village, pas grand chose. Par contre l’auberge est exceptionnelle. La jeune femme qui en a la charge, nous offre une boisson, il ya tout pour le confort du pèlerin et c’est spacieux. J’ai même le droit à une chambre individuelle. Au moins je ne serais pas réveillé à 4h.
La soirée se passera à l’auberge car pas de restaurant ce soir, ça n’ouvre qu’à 19h30. Juste un passage chez une toute petite épicerie pour des encas.
Alors aujourd’hui, j’ai commencé. Regarder les réservations à environ 150kms de Rome. Ce qui veut dire que je dois bientôt me décider sur la suite. J’en suis incapable pour le moment. Sauf qu’une autre option m’est venue à l’esprit.
Voilà les options:
1 – Revenir directement de Rome : Option du blessé, du fatigué ou du pressé
2 – Pousser jusqu’à Santa Maria di Leuca: Option à 1000kms sur un trajet connu au 2/3
3 – De Rome prendre le bateau pour Barcelone et revenir à la maison par le Camino Catalan/ Aragon/ Frances/ Baztan :
Option à 1000 kms aussi mais sur du chemin inédit
Une préférence ?
Total : 1613 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAABFSsYYT9So16KdGlDfUxAWjgVI9FEcCiqQ4lpk7Uxjs


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