Francigena 61 Chiaravalle della Colomba – Fidenza

« Celui qui a un pourquoi pour vivre peut supporter presque n’importe quel comment. » Friedrich Nietzsche

Une soirée singulière à l’abbaye. Comme souhaité, après la routine, fut de visiter l’abbaye, saluer le jeune responsable Boris et de rencontrer les moines, enfin ce qui restent. Ils ont trois et âgés.

Ce sera ensuite la messe, seules quelques femmes sont présentes. Elles connaissent la liturgie par cœur. Une messe d’une heure en italien forcément, dans ce bel édifice, c’est une belle expérience.

Après cela, un verre au seul café du village puis retour à notre gîte ou notre taïwanaise était restée. Elle a quand même visité un peu.

Une nuit pleine, ça faisait longtemps, l’air des abbayes me convient semble t’il. Bon c’est sans compter Emilia qui se lève à 4h. La taïwanaise qui ronfle mais parait il que moi aussi. Alors tout le monde à égalité. Lever 6h.

Un petit dej sur le pouce et c’est le départ avant 7h. Pleine lune avec les premières lueurs, c’est beau.

L’étape d’aujourd’hui est courte et pas très intéressante. Néanmoins on confirme un changement de paysage. C’est la dernière étape de plat avant de revenir aux pentes de la montagnes.

Au levant, l’air est frais qu’on supporte une petite veste. Seule pause à Castione Marchesi. Un petit café est ouvert le dimanche. Enfin ce sera la longue approche sur Fidenza.

Notre gîte est à côté de la cathédrale, emblème de la ville mais aussi de la VF car le petit personnage est issu d’une des fresques de cette église. Cette église est dédié à San Donnino , légionnaire decapite au 3 eme siècle pour ne pas avoir renier sa foi chrétienne. Construite au 12 siècles, elles possèdent des détails architecturaux inédits, commes les lions stylophores.

Un gîte déjà testé en 2024, qui n’a pas vraiment changé. Autorisés à y entrer nous y arrivons à 11h30 environ. Sauf que la ménagère y travaille encore. Pour ne pas la gêner, on restera à l’écart dans la cuisine. Problème de timing.

Ensuite arrive Guy, un français habitué des caminos, déjà rencontré auparavant. Puis Sebastian, je jeune allemand rencontre juste avant l’étape du Saint Bernard. Puis le hollandais qui ne me reconnaît plus à Orio Litta.

Le centre des préoccupations, c’est Sebastian qui est blessé avec une énorme ampoule sous le pied. Le plat et la route ont fait souffrir beaucoup apparemment.

Je lui propose de le soigner. Avec de la bêtadine, c’est un nettoyage en règle de son ampoule percée et déjà bien creusée. À cela s’ajoute un coup au moral à cause de la douleur mais aussi d’être obligé de ralentir et quitter ses « amis ».

C’est aussi comme cela que l’on apprend. Se poser les bonnes questions, laisser sa vanité de côté et essayer de comprendre pourquoi souffre t’on. C’est aussi, dans ce moment douloureux que s’ajoute la peine de voir partir les autres, le groupe auquel on s’attache. Une autre leçon pour apprendre la solitude de notre vie et notre finitude.

Bref, la routine prend du retard. Il faut en plus retourner à la gare pour avoir son tampon sur sa credential. A l’issue on retrouvera Philippe de Briancon . C’est un moment de partage entre nous.Cela faisait longtemps que nous nous étions vus.

La soirée finira autour d’une table et d’une pizza. Oui Encore.

Total : 1585,2 kms

Photos:

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgD_kxx_wgnhQYwmBDgxJ9eYAVsAs61YxHY2lJfNJQSSQVc


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