Francigena 59 Orio Litta – Piacenza – Montole

« Qui néglige les marques de l’amitié, finit par en perdre le sentiment. »William Shakespeare

Plus la peine de décrire le gîte d’Orio Litta. Cette nuit fut plus difficile car nous étions nombreux. Des lumières, des mouvements, une gêne émise tardivement. Pourtant Graziella avait prévenu qu’à 7h30 tout le monde dehors.

Toujours décousue, la nuit n’en fut pas moins reposante. Ce matin, j’ouvre le bal à 6h00. J’essaie de me préparer en silence avec la lampe frontale. Tout était prêt alors ce fut rapide.

Je prends le luxe de me chauffer un petit café. La taïwanaise fait chauffer des gnocchis à cette heure!

Pendant que je passe la porte, les autres se lèvent. on se retrouvera tous à l’embarcadère de toute façon. Néanmoins c’est l’aurore qui m’intéresse alors je ne m’en prive pas.

Il n’y a qu’à peine 5 kms pour rejoindre le Transitum Padi déjà décrit par Sigeric au 10ème siècle.

La lumière du jour fait son apparition et le soleil danse avec les nuages. On est toujours dans un paysage de campagne quadrillé par un réseau de canaux.

L’embarcadère se trouve sur la commune de Corte San Andrea dont l’orientation et l’organisation montre bien son lien avec cette traversée du Po, avant qu’ils ne construisent la grande digue.

Parti premier, j’arrive premier et profite de ces instants relaxants au bord du Po sur un site qui a vu passé tant d’hommes et de femmes.

Les autres finissent par arriver et Nous serons une bonne quinzaine à se présenter.

Danilo, l’homme de la situation et connu à travers le monde par les pèlerins, arrive sur son petit bateau, à l’heure.

Entre temps, la surprise de la journée sera le retour d’Emilia, notre pèlerine polonaise, quittée juste avant Lausanne. Elle est tout autant surprise que moi et nous en sommes ravis.

Pendant ce temps, les premiers seront les derniers, c’est un peu se qui se passe quand le bateau arrive et que les tourigrinos se pressent sans aucune bienséance. Tout est vanité.

Belle traversée sous un ciel couvert. Danilo a pris du poids depuis deux ans. Mais il est toujours aussi joviale. Nous sommes donc tous conviés pour la traditionnelle célébration. Un coup de tampon sur la credenciale puis un verre de vin accompagné de fromage et charcuterie.

Tout ça fait que l’heure tourne et après il y a quelques kms à faire, pas les plus beaux pour Piacenza. Emilia m’accompagne, c’est le moment de me mettre à jour de ses péripéties.

Arrivés en ville, on prends le bus pour atteindre le centre ville. On y déjeunera pour terminer nos histoires conjointes.

Après cela, j’ai encore 5 kms pour rejoindre mon auberge qui se trouve à Montole. Je la rejoindrais en bus car la sortie de la ville est dangereuse et hideuse.

Ce soir c’est l’ostelo san Pietro à Montole en sortie de Piacenza. Très bien placée pour couper l’étape de demain assez longue. Elle est méconnue car je suis seul ce soir, une aubaine. C’est aussi une grande maison restaurée sur les ruines d’un ancien hôpital pour pèlerins du 10 eme siècle et qui a perduré pendant des siècles. On a encore une trace d’elle en 1477.

À ce jour, on y trouve de belles chambres et tout l’équipement pour les pèlerins. Le tout en self service.

Pour la logistique c’est un peu compliqué. Le supermarché est à 500m et on ne peut qu’y aller en bus car un important noeud routier barre le chemin.

Voilà pour cette journée à rebondissements et singulière à comparer aux autres. Demain ce le sera également puisque ce sera une abbaye cistercienne. C’est l’avantage de connaître, on ne reproduit pas les erreurs et de voir les choses sur lesquelles on est passé un peu rapidement la première fois.

Total : 1538 kms

Photos :

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAfIYpbpRNbTLjftvok8xd2Ae2BRvp0IE5IFU3M3KEQPYM


En savoir plus sur JerusalemCompostelle

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur JerusalemCompostelle

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture