« La terre seule demeure l’immortelle, la mère d’où nous sortons et où nous retournons. » Émile Zola
La soirée a Santhià s’est passée à l’auberge, au calme. Ce n’est pas mon colocataire qui aurait fait du bruit, il ne parle pas. Il faut dire qu’il ne maîtrise pas l’anglais, moi non plus, et je ne connais rien du flamand.
Donc une soirée calme en tête à tête avec moi même. Ce qui permet d’aller se coucher tôt.
Réveil comme à l’accoutumé sauf le petit dej pris au gîte. Aujourd’hui c’est un peu la traversée du désert.
Départ 7h10, la sortie est hideuse et se fait par le passage au dessus des voies de chemin de fer.
Aujourd’hui je ne m’attendais à rien et je n’ai rien eu … Pas de déception alors.
En fait dès la sortie de la ville, on attaque les rizières et les canaux. Il fait maussade et des gouttes tombent. Je ne me plains pas car quand il fait chaud ici, c’est pire que la meseta, la chaleur oui mais avec l’humidité … Le riz.
Le premier village à 7kms sera le seul pour un pause. Un village désolé, qui a vécu ses heures de gloire avec le riz. Mais à cause de la mécanisation plus besoin d’hommes et de femmes.
D’ailleurs, à part les champs, les trains seules émergent ces grandes fermes d’un autre temps ou l’on peut voit encore les inscriptions pour les dortoirs hommes et femmes, l’infirmerie, les toilettes…
Pour se plonger dans cette époque, ce matin je cherchais le nom du film que j’avais vu il y a longtemps et qui abordait le thème . « Riz amer » réalisé par Giuseppe De Santis, sorti en 1949 avec les célèbres Vittorio Gassman et Doris Dowling. Une intrigue sur fond de production de riz. À revoir obligatoirement.
Je suis resté avec ces images, que je superpose à celles du présent. Forcément rien à voir mais les indices sont la.
Autre particularité de cette zone, ce sont les nombreux oiseaux et notamment les ibis, pas farouches qui se laissent approcher. Les ragondins également sont très présents et se laissent même filmer.
Au milieu de l’étape, la VF nous emmène vers le village de Montonero. C’est une hérésie. Je décide d’emprunter l’ancienne voie qui nous fait traverser justement une ancienne ferme. Cascine Strà.
Sauf que ce vieux chemin n’est pas usité. L’herbe est haute et je ne me suis pas mis en mode humide. C’est de ma faute. À la sortie du tronçon c’est comme si j’avais traversé une rivière.
Une fois sur la terre ferme, obligé d’enlever les semelles et les chaussettes pour me mettre en mode aquatique. Voilà c’est reparti.
L’entrée à Vercelli est hideuse et dangereuse. Un rond point où il faut se faufiler entre camions et voitures dans tous les sens, enjamber les rambardes de sécurité. Puis une longue ligne droite sur un boulevard pour arriver enfin au centre
Il n’est pas encore 14h alors je patiente en allant manger. Puis j’entre dans ce gîte énorme tenu par des hospitaleros. Un Acceuil très camino, un verre d’eau au citron, plein de questions… il y a tout.
Ce soir c’est dîner communautaire ainsi que le petit déjeuner. Et il faut juste donner quelque chose.
La routine faite, les chaussures au soleil qui est revenu et c’est l’heure de faire un petit tour dans cette ville. Une basilique, une cathédrale, un château et la tour de l’ange. Je ne me lance pas dans l’histoire complexe du Piémont. Les français sont venus jusqu’ici mais chuttt ! On en parle pas ici. C’est Garibaldi le héros.
Voilà pour cette journée de rizière, c’est aussi cela le chemin. Demain est presque pareil mais c’est demain !
Total : 1381,6 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAOEb6pMbqCQZ2xaTmBTfZIAT6FUdAd8ckdNI9NHkdzktQ


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