« On ne s’aperçoit pas toujours que l’on parcourt chaque jour un nouveau chemin. » Paulo Coelho
La soirée à Aoste frôle l’idéal. Un bon gîte, un bon repas, des discussions … Que demander de plus.
Après cette belle soirée, retour à ce mini appartement pour préparer l’étape.
Une nuit décousue encore malgré l’environnement idéal. Est ce la fatigue chronique ?
Lever 6h00 et départ 6h45 avec juste un café soluble qui me restait dans le ventre. Ce matin il fait bon, short et t-shirt.
A nouveau la porte prétorienne, l’arc de triomphe d’Auguste et le pont romain. Ça met dans l’ambiance et quand on est amoureux de l’antiquité, ça met du baume au cœur.
Une sortie de ville rapide car on prend rapidement de la hauteur par les routes à flanc de montagne.
Un arrêt à la station service qui s’accompagne presque toujours d’un café indépendant. Voilà j’ai trouvé mon petit déjeuner.
L’étape se passe en hauteur. On traverse les petits hameaux les uns les autres par des routes, chemins et sentiers. Ce sera comme cela tout le long. Une épreuve de montagnes russes !
Les descentes sont abruptes et avec des pierres roulantes. Surtout celle qui nous amène à Nus. Ce sera d’ailleurs l’heure de la pause.
Nicole partie derrière arrive aussi au café. Je l’accompagne 5 minutes puis c’est parti pour le deuxième tronçon.
Il fait maintenant bien chaud. On est sur le flanc de montagne ensoleillé. Après Nus ça remonte encore pour redescendre sur Chambaye. Une pause hydratante est nécessaire. La bonne nouvelle c’est qu’il y a toujours un café. 1 euro la bouteille d’eau gazeuse … Pourquoi s’en priver.
L’avantage d’être à flanc de montagne c’est que l’on suit la vallée de la Doire Baltee, une belle rivière. Il y a les sommets environnants à plus de 3000 pour certains. Et puis l’autoroute …
L’arrivée sur Châtillon se fait par une descente douce. On traverse un pont vertigineux sur une gorge d’un torrent de montagne. Enfin la rue principale où l’on trouve le monastère capucin.
Un frère m’ouvre la porte et me dit d’attendre. J’ai attendu un bon instant que le frère Alberto, plus tout jeune vienne m’accueillir. On discute un moment, il a fait ses études à Tours et parle le français.
Premier au gîte, le frère m’explique le fonctionnement car tout est éparpillé. La chambre homme, les wc et la douche. Douche particulière, un wc turc transformé en douche avec une grille en bois au dessus !
La routine commence. Philippe, un autre pèlerin de Besançon, décidément, arrivé au gîte puis c’est le tour de Nicole qui ir dans la chambrée des femmes. Deux autres, canadiennes arrivent , je ne sais pas d’où sortent ils tous !
Un petit tour à la supérette du coin pour refaire les réserves. Oui car on renoue avec les grandes étapes maintenant. Demain 34.
Il est 19h, nous partons dîner vers le restaurant indiqué par le frère mais il est fermé . On se rebattra sur un café qui aura la gentillesse de nous faire des pâtes.
Retour au gîte et grandes discussions philosophique et religieuse avec Philippe … ça fait du bien de parler de cela.
Voilà encore une belle longue étape de moyenne montagne. les cuisses et les genoux sont bien solicites. Le retour de la chaleur n’est pas si e bonne nouvelle car on approche de la plaine du Po.
Ceci c’est pour plus tard, en attendant encore demain de la montagne.
Total : 1263,6 kms
Photos
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