« Rien ne rend un homme plus redoutable, plus implacable, plus… que la faculté de voir les choses… telles qu’elles sont. » Paul Valéry
Une soirée au grand Saint Bernard. Tout d’abord deux mots sur ce lieu millénaire. Pas question de refaire l’histoire, juste décrire l’actualité.
Une énorme bâtisse au milieu de la montagne, tenu par des chanoines et beaucoup de bénévoles.
L’établissement est divisé en une auberge et l’autre en hôtel. Pour l’auberge ce sont des dortoirs de 8/9 personnes. Bien équipé sauf pour les prises de courant.
Un bon repas à 19h, communautaire. Possibilité d’assister aux moments liturgiques. Pour moi ce fut les complies, simple et bien organisé avec un bonne auditoire dans la crypte.
À la nuit tombante, il ne fait plus que 2 degrés. Plus question de sortir. Le dortoir est passé en mode nuit vers 21h.
En fait, les pèlerins ne représentent qu’un faible pourcentage de la population. Le reste ce sont les tours opérateurs qui amènent leur groupe qui font diverses randonnées ou trail .
À table j’avais deux américains du Colorado qui faisait un tour de 8 jours de trek autour des montagnes avoisinantes.
Extinction des feux, impossible de trouver le sommeil, l’altitude me joue des tours. Il faudra attendre plusieurs heures avant de m’endormir.
Bien sûr, une nuit décousue et vers 3h, je me sentais pas très bien. Un air très sec, chaud et un manque d’oxygène, ma montre indique 91%. Ce qui est faible.
Je me lève pour boire avant tout. Enfin je retourne dans le dortoir surchauffé. J’arrive à me rendormir jusqu’à 5h30.
Plus question de dormir alors je décide de me préparer tranquillement avant que la multitude surgisse.
À 6h30 je suis prêt, les autres viennent d’allumer les lumières. Moi je boucle mon sac. Le petit dej est à 8h !
Un coup d’œil pour voir si je peux prendre quelque chose avant mais certains groupes avaient réservé pour eux.
Étranger parmi eux, demi tour et je pars à jeun. Hâte de quitter ce flux de randonneurs aux regards inquisiteur.
Une fois sorti, je respire, les premières lueurs sur les crêtes. Un dernier regard sur cette auberge puis direction l’Italie.
Après quelques centaines de mètres après avoir débuter, un cadeau de la nature. Des bouquetins à 5 mètres, pas du tout impressionné par ma présence, se laissent prendre en photo. Un tête à tête incroyable avec ces géants de la montagne.
Ensuite la descente toute aussi majestueuse que la montée. Les couleurs changent chaque minute.
Le chemin est pierreux, il faut bien manœuvrer. Il se transforme en sentier à flanc de colline jusqu’à Saint Rémy; premier village italien. Première église d’ailleurs et premier café italien avec Monica une canadienne, baroudeuse des chemins.
Jusqu’à St Oyen, le chemin est moins technique et agréable. On découvre les paysages de la vallée d’Aoste.
Arrivé au village on retrouve la route principale. La matinée passe et c’est maintenant les cortèges de moto ou de voitures de sport. L’essence est cher ? Non, pas assez encore. Le bruit de ces bolides résonnent dans la vallée.
Prochain village c’est Etroubles, Une nouvelle pause café avant d’arriver à la destination.
Aujourd’hui c’est piano piano, j’essaie de récupérer les jambes pour la suite. Certains sont tentés d’aller plus vite dès maintenant. Je profite du paysage.
Aujourd’hui, c’est un petit dortoir , qui appartient à un petit restaurant où Trattoria comme ils disent ici.
Une française, un français et une Ukrainienne m’accompagnent pour cette étape. C’est demie pension. À suivre donc
Voilà pour cette première petite étape italienne. J’éprouve une joie d’être en Italie. C’est comme une revanche car en 2024, je n’avais pas vraiment pu apprécier car il fallait lutter contre la chaleur extrême. J’ai beaucoup d’espoir cette fois ci.
Total : 1220,8 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAVR5WUJLKdTI_c48MPUTBeAfpGZ8NJdsD90X5Q9gbHtZk


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