Francigena 36 Pontarlier – Les Hôpitaux Neufs

« C’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’émerveillement » Platon

La soirée à Pontarlier fut agréable à plus d’un titre. Déjà, l’auberge de jeunesse de Pontarlier est un grand établissement, moderne qui possède toute l’infrastructure pour un pèlerin. Ensuite une ambiance de marcheurs, car les jeunes je n’en ai pas vu. Ensuite on trouve de quoi se restaurer un dimanche soir, c’est plutôt rare.

Après la routine et un dîner avec Emilia, je profite de ma chambre double où je suis le seul occupant pour me reposer de la nuit précédente.

La nuit fut réparatrice et avec une grasse matinée. Le petit dej est servi à 7h45. Je retrouve un jeune (49 ans quand même ) qui débute et va faire sa première étape en solo. Il a besoin de se rassurer alors je réponds à ses craintes et l’encourage.

Départ à 8h30, c’est inédit! En fait, les arrivées permises sont tardives alors plutôt que d’échouer sur un banc, je reste un peu plus au lit le matin.

La sortie de la ville est rapide, on passe devant une grande usine nestle qui fait les boissons chocolatées, ça sent le chocolat dans tout le quartier.

À peine le corps échauffé qu’il est mis à l’épreuve. Une belle côte de 3kms nous fait remonter à 1000m et ensuite arriver au fort Malher. La vue est splendide avec l’autre fort en face; fort de Joux.

Ici je rencontre Claudia, une suisse, en rando dans le coin. On fera la descente vers Cluses et Mijoux ensemble. Elle me donnera des conseils pour le grand col et son point de vue spirituel. Intéressant qu’elle aborde ce sujet; c’est rare, alors je la laisse parler. J’essaierais donc de passer dans chaque église d’étapes jusqu’au col.

En bas, on se salue et pour moi c’est une autre difficulté qui commence. Il faut remonter vers les Fourgs. La montée se fait en deux étages et le premier par des sentiers étroits et humides, ça glisse un peu. On repasse les 1000m

Au village les Fourgs , une supérette est ouverte. Je fais donc ma grande pause.

Il reste encore un étage pour nous amener vers les hôpitaux. On monte à 1200m. Je commence à sentir l’altitude. C’est ça ceux qui vivent à l’altitude zéro!

Après le petit col on redescend vers les hôpitaux vieux d’abord puis neufs. Alors bien sûr qui dit hôpitaux , il faut remonter dans l’histoire, d’abord antique, la voie romaine qui passait là et reliait Besançon et Orbe en passant par la vallée de la Cluse. Puis au moyen âge des péages ont été installés avec des hôpitaux pour contrôler les épidémies.

L’histoire moderne est riche également entre la guerre de 30 ans, celle de 1870 et la dernière ou Petain arrêté pas loin à pris le train. Enfin les habitants sont des Trouille-Bourreaux ! Ça doit être dur à porter.

Avant d’aller rejoindre le camping, une dernière supérette française. Le camping est presque vide maintenant. Fin de saison.

Je peux choisir mon emplacement, ce que je ferais , avec une table. Début de routine. Pas d’autre marcheur pour le moment.

Par contre le froid se fait sentir avec un vent à fortes rafales. J’accroche ma tente du mieux que je peux. Ce soir duvet obligatoire 8 degrés attendu.

Voilà c’était la dernière étape 100% France. Demain je passe la frontière pour la Suisse , 3 eme pays de la Francigena.

Total : 991,5 kms

Photos :

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgA2u1gG1lzWQYu1DTxXOlaKAZ7P3uQ4mWoC1HS-uzBlo20


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