« Il est bien rare que le coeur mente ; mais on n’aime pas à l’écouter. » Denis Diderot
Que serait la via francigena en France sans tous ces bénévoles, associations et famille d’accueil pour permettre aux pèlerins de survivre. C’est encore le cas à Blessenville. Un gîte complet digne de la via podiensis mais sans l’intérêt économique. Voilà on est totalement dans l’esprit.
En plus, un panier repas est disponible pour ceux qui veulent. Autour il n’y a pas une épicerie avant 15 kms, autant dire que le choix est mince. Jeûner ou porter pendant de longs kms votre garde manger.
La nuit plus facile, la température est fraîche, on est passé de la canicule à l’automne. Ce matin réveil un peu plus tôt, Elisia se lève tôt et Jetzabel arrivait à 4h du matin à Madrid.
Petit déjeuner super tranquille, un départ tout de même vers 7h. Pas la peine de se presser aujourd’hui ce n’est que 20kms en optimisant sur la voie historique.
Elisia est une marcheuse solitaire, elle part en tête. Je pars plus tard.
L’étape n’a rien d’exceptionnel, on suit une départementale à travers champs et forêts. Petite particularité ça monte, doucement mais sûrement. On passe les 400m.
La lumière du jour naissant et la brume rend le paysage singulier.
Arrivé à Marac à midi. J’ai récupéré Elisia quelques kms avant. Direction le gîte chez Elisabeth.
Elle nous accueille malgré l’heure précoce et nous improvisera un repas pour midi, c’est de cela que je voulais partager en préambule.
Une routine extra large, c’est bien pour récupérer. Du coup, on fait connaissance plus tôt. Elizabeth est membre active de la fédération de la via Francegina. Elle accueille depuis 15 ans, elle connaît bien son sujet. Ce qui est exceptionnel ce sont ces personnes qui n’ont pas marché mais qui s’investissent dans ce domaine. Bravo en tout cas.
Elle nous fera visiter le pigeonnier du XII eme siècle restauré. Souvent on oubli à quoi pouvait bien servir tant de pigeons. Au moyen âge, le seigneur avait le devoir de fournir des engrais pour les cultures. Bon, il était le seul à avoir le droit de le faire. Les fiantes de pigeons récoltes faisait donc office d’engrais. Celui du village contenait jusqu’à 3000 de ces petites bêtes.
Voilà pour la petite histoire et pour le quotidien, Elizabeth a fort à faire mais je ne le divulguerai pas ici par respect.
Voilà une étape bien tranquille, ça fait du bien de souffler. Demain également ce sera une petite étape jusqu’à Langres. Je devais aller au camping mais finalement je me rabats sur le presbytère sur les conseils d’Elisabeth.
Total : 758,1 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAsd-yxxQmTSKHlBHwthUCuAaPB_Ikn2r1s29qMTGzBrxo


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