« Le mal commence avec l’indifférence et la résignation. » Max Gallo
La soirée a Bar sur Aube s’est terminée au gîte. Comment ne pas profiter de tels installations quand on a l’opportunité. Je cuisine donc, m’occupe de mes pieds …etc..Plus besoin de ressortir et c’est très bien
Au lit tôt, la nuit fut réparatrice et c’est tant mieux car l’étape est longue ce matin avec la nouveauté que le relief revient.
Réveil 6h, pour une étape de plus de 35, c’est le luxe. Ce matin pas d’électricité dans l’appartement. Descendu au rez de chaussée , le disjoncteur a sauté. Bizarre, je ré-enclenche et ça tient.
Profitons en pour se préparer. Un petit déjeuner sans problème et départ à 7h. Toujours de l’électricité
En sortant, à côté de la porte, une autre porte mais de garage, de la s’écoule de l’eau. Je fais tout de suite le rapprochement. J’appellerai l’association pour leur signaler.
Départ en douceur le long de la rivière Aube. Au village de Fontaine, on grimpe les premiers coteaux sur lesquels s’activent les vendangeurs. On redescend sur Baroville et ça remonte encore derrière, toujours dans les vignes. Au sommet on aperçoit la croix de Lorraine de Colombey les deux Églises.
Puis premier domaine forestier de la Poule Grive, sur une belle route forestière. C’est l’approche vers l’abbaye de Clairvaux.
Déçu, je le suis car on arrive en longeant les murs d’enceinte puis un porche permet d’entrer vers le musée et l’entrée du pénitencier.
Depuis peu, ce n’est plus une prison mais d’extérieur oui. Il ne reste pas grand chose de l’abbaye cistercienne. C’est plutôt des bâtiments modernes qui sont là. Mais bon on aime imaginer l’ambiance des moines à l’époque.
Forcément rien pour faire une pause, seul un banc à la sortie. Ça ira très bien.
À la sortie de Clairvaux, encore une grande forêt, cette fois ci beaucoup plus sauvage. Des chemins défoncés, des branches partout et en plus ça grimpe.
Le cœur fournit son effort, les jambes s’adaptent mais c’est difficile après les étapes de plat. Le bois de Longchamp me paraît hostile, lourd, sombre, il me coûte de l’énergie. En plus pas de réseau.
Le bois suivant de Maranville et du Prince sont plus lumineux. C’est aussi le coin des chasseurs car il y a des miradors tous les 30m.
Une longue descente forestière avant d’arriver au village de Cirfontaines. J’y ferais une pause sur un banc. Je ne cherche plus à savoir si il ya un café ou autre chose.
La suite, je suis la voix historique jusqu’à Braux, une dernière côte à Aizanville pour la dernière partie de l’étape.
Sauf que l’orage gronde et la pluie arrive. Juste après Braux, ça tombe bien mais cela ne dura pas longtemps. Pas besoin de s’équiper.
Dernière ligne droite vers Bricon puis Blessonville. Il était temps un gros orange éclate le temps de rentrer dans le gîte.
J’y retrouve Elisia, la polonaise de Saint Thierry. Ici c’est un gîte officiel de la via francigena. Alors tout y est c’est bien pensé pour cette toute petite maison. Il u une cuisine équipée, lave linge et literies de bonne qualité. L’hospitalière habite la maison d’à côté.
Ici rien pour se restaurer mais les hospitaliers proposent un plateau repas pour une somme modique.
La routine commence, entrecoupé de discussions diverses. J’aide Elisia à trouver quelque chose pour demain. Finalement elle ira au même gîte que moi.
Voilà qui se termine un belle étape forestière, ça faisait longtemps et puis refaire un peu de dénivelé c’est pas non plus désagréable, il faut gérer.
Demain on grimpe mais plus doucement direction Marac, plus petite étape.
Pendant ce temps là Jetzabel vient de décoller pour revenir en Europe, ce qui me fait penser que bientôt ce sera déjà un mois de marche.
Total : 736,2 kms
Photos
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