La chaleur …
« Pour ne pas succomber à une tentation, il ne faut pas la croire plus faible que soi. » Jacques Nteka Bokolo
La soirée au camping de Licques fut des plus agréables. La logistique est très restreinte un dimanche après-midi en pleine campagne. C’est valable pour toute la France.
Alors j’ai profité des services du camping, c’est aussi cela l’intérêt. Une petite brasserie qui permet de faire le plein d’énergie pour le lendemain.
À mon retour , mon voisin néerlandais s’excuse pour le bruit de son petit. Une discussion s’instaure entre nous un petit moment.
Les enfants jouent encore dans les allées du camping quand c’est l’heure de dormir pour le marcheur.
Pas besoin de bouchons cette fois, je pars très vite. Encore un sommeil décousue avec cette vague de froid qui arrive au petit matin. Les températures chutent, l’humidité apparaît.
À 6h, il faut mettre la machine en marche. Tout doucement, je replis mes affaires en prenant soin de ne pas emporter trop d’humidité.
Le camping dort encore quand je me dirige vers sortie. ce sera encore à jeun pour ce matin. La réserve s’est tarie avec la journée d’hier. Il me reste deux œufs durs et deux biscuits pour la journée.
Du coup, je fais une chose que je ne fais jamais c’est revenir en arrière pour chercher un peu de logistique. Mal m’en a pris car c’était fermé… La punition est immédiate.
Je repars donc dans le bon sens en me faisant la leçon. En plus, j’avais répertorié un point à 7kms. J’en reste donc sur mes premiers impressions.
Le chemin est identique, un peu plus de route tout de même. De belles forêts. Il faut dire que J’optimise le tracé comme d’habitude.
Arrivé à Alquines, je trouve le café répertorié et il est ouvert et fait boulangerie. Encore une fois je me fais la leçon du départ.
C’est donc l’heure du petit dej. Je profite pleinement de cette pause. Puis vient l’heure de repartir et une petite discussion s’installe avec Betty, la propriétaire du lieu, sur l’objet de ma marche.
Betty sera mon ange du jour car au delà du fait que c’est le seul café et commerce ouvert sur ce parcours, elle m’offrira mon petit déjeuner. Encore merci
Ensuite une belle montée m’attendait, le mont du héteux. Il commence à faire chaud mais fort heureusement une belle partie boisée suit. C’était la dernière
Le paysage change, les haies disparaissent et on commence à voir les champs de betterave.
Encore une fois la tentation m’a prise pour changer de cap et aller vers le supermarché le plus proche et refaire mes réserves.
Cette fois ci je tiens bon et continue mon cap initial. Les derniers kms sont difficiles, plus beaucoup d’ombre et c’est la période la plus chaude. D’ailleurs, j’ai attrapé une ampoule au talon droit. Problème connu avec cette marque de chaussure et fort heureusement la solution l’est aussi; à mettre en place demain.
Enfin j’arrive à Wisques, chez les sœurs bénédictines. Sœur Lucie me reçoit et m’explique comment m’installer dans ma maison attenante qui sert d’hôtellerie. On m’attribue la petite chambre car je suis en solo. Ça me va.
Il est tôt, à peine 14h, la routine commence et j’avoue que ne pas mettre la tente me plaît.
Ensuite la soirée passe vite, à 16h30 les vêpres, à 19h repas. En plus je découvre pour ma première fois des pèlerins. Un jeune Anglais qui part jusqu’en Géorgie. Deux jeunes belges flamandes qui font des bouts, un couple de Boulogne qui font des bouts également et deux autres dames en retraite au monastère dont une est aussi une marcheuse.
On fait connaissance, ça parle chemin…voilà une ambiance connue, ça faisait longtemps alors on en profite un peu.
Voilà une belle étape qui se termine, un peu plus difficile avec cette chaleur mais c’est encore vivable.
Demain direction le village natal de Saint Benoit Joseph Labre, un personnage cher au pèlerin.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt-Joseph_Labre
Total : 222,9 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgDcvIE8RSkoSZquNWYhi31uAWhEKhUGOmsqkz-isULxXKI


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