« Je crois pour comprendre, et je comprends pour croire » Saint Anselme de Canterbury.
Fin de soirée à Calais. La routine faite, il ne reste plus qu’à dormir tôt. Enfin c’est l’ambition. L’ambiance nocturne des plages est tout aussi animée. Le soir, une foire gigantesque s’est installée à la périphérie de la ville et pas loin de la plage.
Le calme qui commençait à tomber sur le camping au fur et à mesure que la lumière du jour baissait a été remplacé par un bruit sourd d’une musique au tempo endiablé.
Voilà le ton est donné. Ce sera comme ça toute la nuit. Toujours la même parade avec des bouchons d’oreille.
La nuit fut décousue et le froid a envahi mon abri. Obligé de mettre une couche supplémentaire.
Au petit matin, est venue se rajouter la rosée … Oui on est au bord de mer. Ce qui complique le repliage.
Malgré cela le rythme est pris par le corps. La qualité du sommeil est médiocre mais c’est devenu du « concentré ». J’arrive à récupérer et c’est l’essentiel. À suivre pour le futur.
Ce matin debout 6h pour lever le camp. J’avais oublié que le froid paralysait. Il faut un peu de temps pour chauffer l’organisme.
Le camping dort encore et à 7h je m’élance à jeun en pensant trouver quelques choses en ville.
On est dimanche, en France, c’est donc ce matin ou rien.
La sortie de camping se fait par l’ancienne forteresse vauban, ici je trouverais une boulangerie pour me ravitailler, avec du sucré seulement car le dimanche pas de sandwich ou de tartes/quiches. J’avais oublié.
J’attaque la sortie de Calais par les canaux de Calais et de St Omer. Je passe devant ce magnifique beffroi puis c’est une longue marche sur le bord du canal. Les quartiers sont populaires puis industriels. C’est dimanche alors personne et pas de voiture, c’est presque agréable.
Au niveau du Pont de Coulogne, fini les bâtisses et place à de grandes pistes vertes. Les locaux courent, font du vélo, promènent leur chien, c’est paisible.
La bonhomie des gens du Nord. Le bonjour, on discute sur le chien, les chats et je retrouve l’accent chti !
Jusqu’à Guines, ce sont que de beaux chemins dans une zone humide.
Dans ce bourg, je fais une pause dans un café, j’écoute ce délicieux accent. Bon il ya bien une boulangerie mais trop tard plus rien pour le marcheur. Du coup, je suis sur réserve jusqu’à l’arrivée.
Car après Guines, c’est une belle forêt domanial. Juste avant, ça grimpe un peu et en se retournant on aperçoit Calais.
Belle balade en forêt qui nous amène jusqu’à destination dans une pente douce
Juste avant d’arriver, on trouve un énorme édifice religieux avec un tout petit clocher.
L’histoire de ce lieu remonte au 11 eme siècle .
https://arras.catholique.fr/page-12147-licques.html
Encore un peu et c’est le camping encore aujourd’hui. « Les pommiers des trois pays » Accueil sympathique, c’est petit mais plutôt bien arrangé. Et le tout, c’est pour cela que je l’ai choisi, il a une cafétéria qui fonctionne le dimanche !
Beaucoup d’anglais et néerlandais sont ici au calme. Enfin presque, un couple de néerlandais est à côté et un des enfants pleure très fort.
Après la routine, je profite d’avaler des litres d’eau car aujourd’hui il a fait chaud sur les parties non ombragées. Ma lèvre est brûlée et j’essaie de réparer cela avec la crème achetée à Calais. La casquette sert mais pas aussi bien que le chapeau.
Au retour à mon emplacement, la tente est renversée. Il faut dire que ça souffle fort ce soir. Des orages sont annoncés. À suivre. Bonne nouvelle le linge sèche.
Une belle étape pour commencer la France, demain autre ambiance je vais au couvent. C’est comme cela le chemin, apprendre et restituer, la foi et la philosophie que je n’oppose en rien.
Total 196 kms
Photos :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAzlnXivLn6RppIsUptH25-AUojQy–B9-NC3K5nLVQM24


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