Francigena 1

Le départ …

“Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves.” Lettre de Saint Jacques chap1 v2

Quoi de meilleur que de commencer un camino le jour de la Saint “Jacques”?

Le jour se lève, le soleil pointe à 5h ici, mon esprit est déjà alerte. Impossible de finir ma nuit, qui fut entrecoupée par l’émotion du départ.

Alors c’est une préparation lente, de vérifications, d’assurance surtout.

Après un dernier petit dej et la remise des clés me voilà fin prêt pour cette première étape.

Étape longue à options selon l’état.

Ça commence calme en longeant la Tamise, il fait soleil et frais, le temps idéal. Quelques joggers mais la ville semble vide, c’est samedi.

Je repasse devant la tour de Londres et le HMS Belfast. En longeant, tous les anciens entrepôts des siècles derniers ont été rénovés et sont soit des appartements plutôt chics ou des galeries de tous genres.

Les pubs ne se comptent plus mais à cette heure, c’est le nettoyage de la nuit.

Après ces beaux quartiers, comme toutes villes vient ceux plus populaires. L’accès à la Tamise est plus limité, c’est une succession d’immeubles privés mais que l’on peut néanmoins traverser.

On imagine tous ces « wharf » du temps des voiliers. Il paraît qu’il fallait parfois attendre une semaine avant de pouvoir accoster.

Première pause avant Greenwich. Petit café que j’avais repéré. Première discussion avec les tenanciers, interpelés par mon bourdon.

Arrivé à Greenwich, je tourne le dos à la Tamise. En passant, il y a le « Cutty Sark », ancêtre de nos cargos, encore à voile et qui maintenant sert de musée.

Greenwich et le méridien, bien sûr, un petit tour s’impose à l’observatoire. Une belle vue de Londres , la city et le musée de la marine.

À partir de là, le chemin rentre dans les terres. La chaleur se fait sentir mais le vent apaise la sensation. Je suis une piste nommée « Green chain walk » dans une succession de parcs aux pelouses grillées.

À partir de woolwich, le terrain se plisse, les espaces boisés sont plus nombreux. Seulement tous les abords sont sales, plein de déchets. Il faut s’enfoncer dans les bois pour retrouver un peu de nature, ce sera le cas du côté d’Abbey Wood.

À ce moment, plus de 25 kms au compteur et plus d’eau. Il fait très chaud et avec la poche à eau dans le dos, c’est difficile de gérer.

J’arrive à Erith au bord de la Tamise; que je retrouve. À ce moment là, petit détour pour chercher de l’eau.

Pause fraîcheur dans cette petite ville qui ressemble plus à un port, une population cosmopolite dans laquelle on retrouve toutes les origines du Commonwealth.

Je décide de prendre l’option train pour finir les 10 derniers kms, sans intérêt, banlieue et zones industrielles. Le train me dépose en 5 min au centre de Dartford. Ville très populaire également.

Encore deux kms pour rejoindre le BB « 118 Shepherds Lane » tenu par un couple âgé.

Les jambes sont lourdes, la fatigue est présente mais le morale est au beau fixe. Encore quelques jours à faire attention, le temps au corps de s’acclimater à la marche, les fameux 100kms.

Une étape en solitaire, pas d’autre pèlerin ou marcheur et ça devrait être comme cela un bon moment. Peut être à Canterbury, départ historique de la Francigena.

Une étape physique, rien de spirituel. Au début j’ai voulu entrer dans une des plus vielles églises de Londres, catholique romaine mais fermée, dommage.

Place à la routine, encore un peu balbutiante mais ça viendra aussi.

Voilà pour cette première étape, demain plus de campagne et ce sera au camping.

Total: 30,26 kms

Photos:

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgAAul_0r1bBRZmJQjeorJoxAcBrzKCH2zb49_4Lvn4NUF4


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