Francigena 0

La mise en place…

Le matin : une heure de décision, d’élan, d’enthousiasme, une heure qui rend à l’homme la fraîcheur de sa volonté ; un départ ; un début de voyage ! Gabrielle Roy

Le jour se lève à peine et c’est déjà le moment de se diriger vers la gare.

Les couleurs roses pastels du médoc au soleil levant contraste au-dessus des vignes bien vertes. C’est apaisant pour celui qui part.

Une petite photo sur le quai de la gare et cadeau !

Cadeau de la SNCF qui annule le train au dernier moment. Que faire ? Jetzabel m’emmènera jusqu’à Bordeaux. Un petit coup de chaud pour tous les deux car Jetzabel doit prendre l’avion dans l’après midi.

Enfin la suite, le train pour Paris puis l’eurostar. C’est une première pour moi, de passer par le tunnel sous la manche; 50 kms de longueur !

Voilà en moins de 3h, l’arrivée à Saint Pancrace. Il fait chaud et ça grouille de monde. Je ne suis pas dans mon élément.

J’ai décidé d’aller à mon hébergement à pieds, environ 5kms. Marcher me fait du bien.

Pour ce voyage, j’indiquerai les lieux d’étape pour les prochains qui s’élanceront.

Cette hôtel qui n’en est pas un puisqu’il sert de résidence aux étudiants en économie pendant l’année scolaire. Le reste du temps, c’est pour les touristes et pour un prix raisonnable, vous êtes en centre ville. Bon il ne faut pas s’attendre à une débauche de luxe mais l’essentiel est là pour le pèlerin.

LSE Bankside House, à retenir

L’autre point particulier, c’est l’oubli de ma part que les anglais utilisent des prises différentes et bien sûr pas d’adaptateur. Fort heureusement, l’accueil m’a dépanné. Néanmoins, il faudra en trouver un pour la suite.

La soirée a été rapide entre quelques courses, se restaurer et suivre les vols de jetzabel en partance pour Mexico via Istanbul !

Je suis rincé à l’heure du sommeil …

Jour 1

Après la journée folle d’hier, ma tempête émotionnelle est tombée. Je sais qu’il va me falloir plusieurs jours pour sortir de mes habitudes, pour lâcher prise et me convertir en pèlerin. C’est dur quand même de commencer par une capitale quand on vit à la campagne.

Ce matin je découvre le petit déjeuner à l’anglaise et encore une fois l’établissement est à la hauteur.

Pour ce premier jour d’acclimatation, j’ai décidé d’aller rendre visite à un vestige de mes ancêtres compatriotes normands. La tour de Londres, un incontournable !

Belle visite qui ne s’étend pas sur la présence des normands mais plutôt sûr la puissance de l’Angleterre dans tous ses aspects. Les joyaux, le faste royal, les armes, la violence, les exécutions, la torture… Le tout avec fierté et corbeaux pour la légende.

Par contre, je marche à travers les rues de Londres et me rend compte de la saleté et des effluves diverses qui émanent de toutes sortes de bouches. Une précarité omniprésence côtoie l’extravagance du capitalisme de la City.

Pour combler ce jour, un tour sur la Tamise m’apaise, est ce l’eau ? Peut être. Une visite agréable, l’air est frais et en quelques minutes on peut voir l’ensemble des grands sites.

Voilà c’est fait ! Mais je ne resterais pas en extase pendant des heures, seul un paysage naturel pourrait le faire.

Retour aux besoins logistiques et me voilà parti au travers des quartier pour aller chercher une bouteille de gaz pour les campings qui ne manqueront pas.

Retour enfin pour se reposer et prendre des nouvelles de Jetzabel qui vient d’arriver après 14h de vol.

La soirée aurait pu se terminer normalement quand je décide de trouver un distributeur de billets. Ici , tous se fait avec le téléphone et j’avoue que c’est bien pratique mais quand je serais en pleine campagne, comment rétribuer la paroisse ou les petits commerces ?

Donc je me lance, j’en trouve un juste à côté d’une supérette. Alors d’abord les commissions sont énormes, effet dissuasif pour ne pas avoir de cash, puis l’appareil me sort que des petites coupures dans une minuscule fente. Sur 150 livres demandé, je n’en récupérerais que 20 ! l’appareil a décidé que je n’étais pas assez rapide alors il ravale les billets…Bien sûr pas de support du magasin et le numéro d’assistance est un Bot.

Je me résigne à cette perte en gardant l’espoir de régler cela avec ma banque …c’est bien d’avoir de l’espoir !

Soirée queue de poisson qui ternit encore un peu plus l’image de cette ville.

Suffit pour aujourd’hui, je rentre et entame ma routine… demain est un autre jour mais déjà l’envie de marcher se fait plus grande

Jour 2

Après cette deuxième nuit à Londres, une certaine routine s’installe. Pourtant la nuit ne fut pas si reposante que la première. Les anglais utilisent toutes sortes d’engins la nuit qui diffusent alarmes et messages d’alerte… obligé de mettre les bouchons ou fermer les fenêtres.

Après un autre petit dej copieux, je m’élance pour 3 kms vers le British Muséum. Le climat est frais ce matin avec un peu de vent. Je longe la Tamise et imagine toutes les histoires qu’elle renferme.

Le musée ouvre à 10h, un café pour attendre mais déjà une queue se forme à 30 minutes en avance. Puis c’est l’afflux qui m’oblige à me mettre en lice.

Voilà c’est l’heure et l’entrée se fait rapidement. L’entrée est gratuite, le Louvre devrait en prendre exemple.

Impossible de tout faire alors direction les collections qui me tiennent à cœur ; le moyen orient; assyriens, perses, hittites … puis les grecs avec le fameux parthénon.

Je resterais sur ma faim car la partie romaine est fermée.

4h30 à arpenter ces seules parties, je termine par un coup d’œil aux peuples originaires d’Angleterre.

Il manque l’Égypte et l’Europe. Néanmoins, c’est un très beau musée avec beaucoup d’artefacts. On sent encore le pouvoir de l’empire anglais. C’est un peu difficile pour naviguer et suivre le fil conducteur des collections.

Toute cette partie visité m’a rappelé 2024, la Grèce et la Turquie. Il est temps, mes jambes me font savoir que je n’étais pas fait pour piétiner, alors sorti de ma torpeur devant les artefacts, il est l’heure de repartir car il reste une heure de marche pour revenir et préparer le sac pour demain le grand départ.

Donc se soir ce sera logistique et repos.

Voilà les amis pour ces quelques jours d’acclimatation à Londres. Demain direction Dartford.

Je quitte le mode touriste pour redevenir le pèlerin qui sommeille en moi.

Reportage de ces deux jours :

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/IgDTJ24ND18_RaXAY0wwjpRZAT3ntDRcEbRHkUmzJHcaQVg


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