« Tout l’avenir est dans l’incertitude : vivez immédiatement. » Sénèque
25 eme jour sur le Norte
L’étape d’hier, dans cette ancienne gare, restera dans le top 5 des auberges. Au-delà des installations, complètes pour les pèlerins, Luz et Simon sont aux petits soins. Le repas du soir est digne d’un restaurant. L’ambiance est cosy.
La nuit fut plus mitigée avec 3 ronfleurs à proximité. J’ai du encore mettre les bouchons. Au petit matin, je suis réveillé le premier. Le petit déjeuner est simple et en self service dans la cuisine commune. Je profite pendant que les autres se réveillent.
La routine du matin et départ de nuit à 7h30. Le but était de voir le soleil se lever à la plage del Silencio. Endo, mexicain et Florio, suisse, sont au départ également.
Deux kilomètres plus tard, on arrive au point de vue voulu. On y retrouve Jimena, colombienne. Séance photo devant ce beau paysage.
Ensuite c’est le vrai départ pour cette étape, sans Florio, qui prendra le bus pour préserver sa cheville douloureuse.
Cette étape sera encore une série de montagnes russes aux pentes raides et avec beaucoup de pierres. Le parcours est exigeant.
On trouvera un café ouvert à Santa Marina. On saute sur l’occasion.
Un long tronçon jusqu’à Cadaveu nous fera découvrir de petites plages et de beaux points de vue; avec, bien sûr , une montée descente entre deux par des chemins un peu techniques. On fera également une pause à cet endroit.
La suite est plus calme jusqu’à la rivière Esva. À partir d’ici le terrain se plisse de nouveaux. Les descentes font mal aux genoux. La fatigue se fait sentir.
On laisse Endo ici, il avait réservé. Jimena et moi attaquons la dernière montée, la plus difficile aussi de la journée. Les derniers kms sont difficiles mais en descente sur notre destination ; Luarca.
L’arrivée par le haut nous fait découvrir un beau point de vue. Direction l’hôtel pour ce soir car l’auberge n’a vraiment pas bonne presse. L’accueil est un peu froid mais après 30kms, on ne fait pas le difficile.
Après un Check in fait à distance par caméra, on accèdent à nos chambres. Je constate qu’il n’y pas d’eau. Je peste et en plus pas de chauffage, je peste deux fois. Après avoir repris ma raison, je m’aperçois que la carte magnétique fait office de robinet générale, en sus de l’électricité habituelle. Je n’avais jamais vu cela.
Après cela, impossible de trouver une gargote pour manger. C’est plus l’heure ! Et en plus on te regarde d’en haut car tu oses demander ! Les gens sont bizarres ici.
Bref ça se termine par une bière au café et ensuite par des courses au supermarché du coin. Au même moment, je vois passer Michèle et Gilles, le couple de français partis ensemble depuis Irun et rencontrés à Portugalete. Cela faisait au moins 5 jours sans se voir. Contents de se revoir on discute un bon moment.
Enfin, la routine commence; très en retard …
Je crains le pire pour ce soir, un scène est installée sur la place, en face de ma chambre, ils sont en train d’essayer la sono …
Demain, encore une longue étape vers la Caridad; avant dernière en Asturies!
Total : 647 kms
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