« Vous avez le pouvoir sur votre esprit, pas sur les événements extérieurs. Prenez-en conscience et vous trouverez la force. » Marc Aurèle
18 eme jour sur le Norte
Apres l’étape d’hier, notre brève sortie pour se restaurer, je ne bougerais plus de l’auberge. Cette ancienne gare transformée en auberge apporte tous les services pour le pèlerin. Néanmoins sa maintenance laisse à désirer et déjà beaucoup de choses sont cassés. Nous sommes dans une chambre de 4 en lits superposés. La douche est minuscule et je me contorsionne pour essayer de me laver correctement. Pas facile pour les grands en Espagne.
Ma soirée sera passée dans la salle commune à discuter, prendre le thé et dîner. J’aide les uns et les autres pour l’espagnol, pour des conseils …
C’est aussi le dernier jour pour cette jeune Šárka, tchèque qui s’en retourne chez elle avant de commencer sa vie en Ireland. On aura marché sur quelques étapes ensemble. Je lui souhaite que du bonheur.
La nuit fut agitée. Premièrement parce que mes colocataires de chambres ne sont revenus se coucher qu’à 23h; je dormais déjà. Il m’aura fallu du temps pour reprendre mon cycle mais depuis plusieurs jours, beaucoup de rêves !!! Curieux car c’est très rare chez moi.
Au petit matin, la routine est difficile, le corps est lourd et suis obligé de m’habiller dans le couloir en vrac car nos couches tard se lèvent tard également.
Après un petit déjeuner frugal, Olivier et moi s’élanceront aux premières lueurs du jour.
Ce matin, le ciel est couvert, il fait chaud et humide. Le premier tronçon se fait sur route et chemin à travers la campagne. À Po, on ne s’arrêtera pas au premier café ouvert.
S’ensuit un large tronçon dans la campagne qui aboutira sur la plage de Celoriu. On est loin des paysages d’hier.
Le chemin d’aujourd’hui se passera à l’intérieur des terres. On ne verra pas beaucoup l’océan. D’ailleurs , on ne verra pas grand chose. Il faut attendre 16 kms sans arrêt , à Nueva, pour faire une pause café.
On y retrouvera notre jeune allemand Johny et John notre américain du Wisconsin, que j’avais aidé pour des réservations en espagnole. Pause bienvenue car les pieds commençaient à souffrir.
Après cette pause on reprend les chemins de campagne. On fera la connaissance de José Maria Garcia, agriculteur d’avocat qui a vécu au Costa Rica et Venezuela. Âgé de 72 ans, il me branche politique et demande mon opinion sur Sanchez ! J’aime ce genre de tranche de vie.
L’approche de notre destination est assez monotone alors le train est rapide pour arriver. Cette allure nous permet d’arriver tôt. Une petite halte en ville pour savoir si Sylvie notre hébergeur, peut nous recevoir.
Feu vert. Une dame très gentille qui loue des appartements touristiques aux pèlerins quand ceux ci sont vides. On a donc pour nous deux un appartement complet. On est chanceux car il n’est pas facile de se loger ici.
On pose nos sacs et comme hier, un bon repas aux saveurs asturiennes, quelques courses puis ce sera le routine. Oliver dort déjà pendant que j’écris ces lignes.
Voilà pour cette étape qui peut paraître monotone au regard d’hier. Néanmoins cela a permis beaucoup d’échanges avec Olivier.
Demain, on commence l’approche de Gijon.
Total : 470 kms
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