« Parfois, les dieux de l’adversité se lassent et font montre de quelque miséricorde » Charlie Chaplin
Tout d’abord merci pour vos messages pour Jetzabel. En fait, il aura fallu attendre jusqu’à 4h du matin pour que la situation se stabilise. Je ne vais pas rentrer dans le détail mais elle souffrait depuis plusieurs jours de céphalées intenses et soudaines. Elle passera la journée aux urgences de Bordeaux pour une batterie d’examens. Rien d’alarmant au résultats mais un suivi est à faire.
Jusqu’à 4h, il n’était pas certain que je puisse continuer. Une solution de retour était déjà prête. La providence a été miséricordieuse pour nous deux.
Alors ce qui devait être une étape tranquille, ne le fut pas. J’ai pu tout de même apprécier cette auberge dans le camping pour tous les services proposés; notamment le repas Pelerin.
Après seulement 2h de sommeil, mes camarades de chambrée se lèvent à 5h30 …!!!! Deux jeunes filles espagnoles qui font leur armes sur le camino. Au lever, j’ai senti que ce serait difficile aujourd’hui.
Je me prépare tant bien que mal car le sac n’était pas, comme à l’accoutumée prêt. J’improvise un petit dej avec ce que j’ai et à 7h le départ de nuit.
Ça commence par une petite route qui longe l’autoroute et nous amène à Allendelagua. C’est là que j’aurai du prendre le bus. Ça continue comme cela jusqu’à Cerdigo. Le jour montre son visage et la lumière donne au paysage une impression de quiétude.
S’ensuit un joli tronçon au bord de l’océan jusqu’à Islares. Puis Soudain, on change de cap et de la douceur du paysage, on est confronté à l’ombre avec un vent glacial. On suit la ria de Oriñon jusqu’à Nocina où je trouverais un café et les deux comadres qui m’ont réveillé à 5h30.
Après cette courte pause, la première difficulté avec la longue côte de la peña de las abejas. Dans cette montée, je me ferais klaxonné par un Autochtone qui trouvait que je prenais trop de place pour qu’il puisse passer avec son 4×4. La descente sera également très belle avec les eucalyptus.
On recroise l’autoroute, s’ensuit une série de petits villages paisibles s’il y avait pas le bruit des véhicules. Arrivé à Hazas, deuxième difficulté pour grimper El alto de El Mazo. Ce sera sur la route sans aucune protection mais le bas côté est assez large.
L’arrivée sur Laredo se fait par la route et les derniers mètres pour atteindre le couvent donne un beau point de vue.
Arrivés le premier, j’ai plus d’une heure à tuer. Place à la logistique. Faire les courses, boire, manger …Je reviens et décide d’attendre. On m’invite à laisser mon sac et revenir pour 14h.
À 14h il y a déjà du monde, mon sac est à l’intérieur. Il y a ce groupe composé de trois femmes et deux hommes de nationalité différentes que j’avais rencontré. Ils sont bruyants, irrespectueux de l’endroit et blasphémateurs. Par dessus le tout hypocrites car devant la sœur, on joue aux anges.
La sœur comprendra très vite et séparera le groupe. Femmes d’un côté et hommes de l’autre. Je récupère les deux compères beaucoup plus sages maintenant.
Après la routine, l’activité pour la plus part c’est d’aller à la mer. Pour ma part j’attends les vêpres et la messe ensuite avec la bénédiction des pèlerins. Après la journée d’hier, le besoin s’en fait sentir.
Voilà pour cette journée aux paupières lourdes mais aux jambes véloces !
Total : 271 kms
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