« Pour les vaniteux les autres hommes sont des admirateurs. » Antoine de Saint Exupery
La soirée d’hier soir a l’auberge fut paisible. Un dortoir à taille humaine, bien équipé, à l’abris de l’humidité du dehors. Un repas en commun qui permet de communier entre pèlerins. Une ukrainienne sera à notre table; Natalia.
Ce fut le dernier repas et dernière étape partagés avec Eva et Kim. Elle ont décidé de faire une courte étape pour profiter du monastère de Zenarrusako.
La nuit fut paisible mais une des danoises avait une nuit agitée entre ronflements et paroles. J’ai du mettre les bouchons. Une fois à l’écart des bruits, la literie correct m’a permis de dormir correctement.
Au matin je suis réveillé par le groupe de français qui font tourner leur lampes dans tous les sens. Il est à peine 6h. Ce sont les mêmes que j’avais vu à Irun. Ils paraissent un banc de flamands roses qui ne savent pas où aller. Pourtant ils seront au petit déjeuner … pourquoi se lever si tôt alors ?
La routine du matin est un peu brouillon car il y a peu d’espaces, les tables du petit dej sont en place.
Le petit dej est servi à table, c’est rare sur le Camino alors on aprecie le moment. Pendant ce temps là il pleut averse.
C’est le moment du départ, Ève et Kim me font une agréable surprise d’être levées et depuis la fenêtre se dire au revoir. Ce sont de belles personnes. Éva a partagé son chemin depuis Saint Jean de Luz.
Je pars donc sous la pluie et pour rejoindre le camino en passant par la route avec beaucoup de trafic. Un autre pèlerin de Malaga me suit.
Je me sens en forme ce matin et le chemin me charge de son énergie positive. Une sorte d’agape déjà ressenti.
Une fois entré sur le Camino, on suit la route principale. Rien de particulier. S’ensuit une série de montées et descentes vers le fameux monastère. Il donne un concert pour les pèlerins le soir mais ils n’ont pas bonne presse pour le reste.
Pour moi ce sera une brève pause, l’étape est longue aujourd’hui. Ensuite ce sera une longue portion forestière et de campagnes basques. Une pause à Minitibar pour s’hydrater et c’est reparti.
Une nouvelle longue portion de campagne basque ou forestière avec de beaux paysages de vallons avant d’arriver au très connu Guernica.
A Guernica, je cherche un coin pour prendre un peu d’énergie. Un jeune étudiant espagnole en business sur le chemin, m’interpelle sur mon bâton à l’horizontal pour me dire qu’il ne sert à rien et que Saint Jacques avait un Âne pour aller à Compostelle. Justement je n’avais jamais entendu autant d’ânerie en peu de temps. Que faire contre les certitudes d’un esprit simple? J’espère qu’il trouvera la paix.
Guernica, c’est une ville moderne avec ses immeubles affreux. La ville joue sur sa notoriété de l’histoire, alors du tableau ou du fait historique ?
Je décide de m’attabler avec les anciens qui sirotent leur vin blanc avec des tapas. Ce sera la même chose mais sans alcool. Le simple d’esprit viendra à ma table, je prends sur moi, pour me raconter sa vie, c’est comme cela que j’ai appris pour son cursus.
Bref, je ne tarde pas. La sortie de la ville est aussi laide que l’entrée et tout de suite après, une belle montée boueuse jusqu’à Pozueta.
Il était temps de terminer, la pluie revient. Ce soir c’est une ferme auberge avec des poules au milieu des étendoirs à linge. Il y a déjà du monde!
Une fois le check in fait, la routine commence mais avec tout ce monde il est difficile de s’y retrouver. L’organisation est un peu brouillon. On verra la suite ce soir.
Voilà pour cette étape nature, sans grand intérêt dans mes domaines de prédilections. Je garde le souvenir d’Eva et Kim, avec qui je pouvais converser.
La concentration reste la clé sur les chemins, alors ne dérogeons pas à la règle pour se transformer en histrion pour épater.
Total: 173 kms
Le pays basque :
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Encv-7gcrOxMm_YNOOM1uTwBe5r3xck0ajv17tkjeww7Lw


Répondre à Marlene Moquay Annuler la réponse.