« il n’y a qu’une façon d’apprendre, c’est par l’action » Paul Coelho
La soirée commençait tranquillement. Une routine facile, les courses faites. Le corps crie au scandale car il n’a pas assez de calories, alors je prépare à manger des 16h. Pendant ce temps les autres arrivent en masse et saturent l’auberge rapidement. La tenancière commence à sortir les matelas et positionnent les gens dans la salle commune.
Pendant ce temps, le climat est lourd, la chaleur humaine rend le dortoir insupportable. Il faut prendre sur soi encore pour ce soir. Je m’aperçois que je commence à saturer de toute cette multitude.
Mon voisin me dit que « pas de chance vous êtes tomber sur le ronfleur. Je lui répond en plaisantant que moi aussi » sauf que ce n’était pas une plaisanterie, un vrai Diesel toute la nuit. À 1h30 du matin je mets les AirPods dans les oreilles comme si j’étais dans l’avion. Ils m’ont sauvé le reste de la nuit.
À 5h30 je suis réveillé et décide de me préparer. L’étape est normale mais je n’ai pas de réservation. Alors s’il faut faire plus de kms, il vaut mieux partir plus tôt.
Ce matin il fait 25 degrés avec beaucoup d’humidité. Une fois préparé, un petit dej sur le pouce avec ce qui me restait. Eva me rejoint et me demande de marcher avec elle jusqu’au lever du soleil. Ok.
Le départ sera finalement à 7h, je respire enfin, soulagé de quitter la fournaise du dortoir. Il y’a du vent mais toujours pas de pluie.
Les premiers kms se font de nuit, ça monte et descend, c’est la nature du pays basque. Nous abordons Zumaia rapidement. Une petite pause pour avaler un café et c’est reparti pour un long tronçon dans la campagne basque.
Les difficultés s’enchaînent et suis à la peine dans certaines. La fatigue est là maintenant avec des douleurs aux genoux dans les décente. Les articulations récupèrent moins vite des micro traumatismes.
Pour le moment c’est comme un grand marathon, le mode spirituel n’est pas encore enclenché. Les moments sans sollicitation externe sont rares. Je suis nostalgique des longues lignes droites de l’Italie du Sud ou de la Meseta.
Aujourd’hui, samedi je mesure l’engouement des courses trail. Après Zumaia et avoir laisser Eva à son sort, je me retrouve dans un groupe de coureurs au départ. Bon, forcément je ne pouvais pas suivre mais certains on eu du mal à me dépasser ….
Aujourd’hui l’étape est un peu plus dans les terres et l’océan ne sera visible que très rarement, j’ai l’impression également que l’on suit l’autoroute de près.
Quelques moment de chemins forestiers sont propices à un peu d’introspection.
J’arrive à Deba par une terrible descente qui me fera souffrir des genoux. Tout ce qu’il me fallait.
C’est le moment de l’hydratation, je m’installe à une terrasse. Il fait encore très chaud. Je retrouve Karl avec son chien et me raconte sa nuit sous la tente. Ceux qui voyagent avec un chien ont beaucoup de mal pour trouver à s’heberger. La tente est obligatoire.
A Deba, il fallait faire un choix de rester dans cette ville mais l’auberge n’avait pas bonne presse, surtout l’accueil. Entre temps, Eva arrive. Le temps d’un café et on décide de continuer encore quelques kms vers une auberge, contactée la veille, qui avait répondu laconiquement.
Nous y arrivons rapidement, on y trouve déjà un polonais et Karl avec son chien espérant pouvoir y rester. Ce ne sera pas le cas. Pour nous autres il faudra attendre 15h, alors ça discute, étirements …
Enfin la délivrance, le propriétaire accepte de nous recevoir et en plus il y a un dîner en commun, c’est parfait. Il nous distille ses consignes à la militaire, ça me va. L’auberge est un hangar aménagé mais c’est plutôt bien fait.
Au moment où j’écris, la pluie a fait son retour et demain ce sera toute la journée, accompagné d’une baisse de température, enfin.
Total: 118 kms
Pas très inspiré.
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