Comme à l’accoutumée, la soirée de la veille. Pas de surprise dans ces auberges dit de “jeunesse”. Le mélange des genres entre pèlerins et touristes ne marchent pas.
Tout commence par quelques courses car nous avons décider de préparer quelque chose plutôt que d’arpenter les bars à tapas, bruyants du vieux San Sebastian; surtout après une étape difficile.
Après cela, on s’autorise une boisson au bar de l’auberge en compagnie d’Eva qui vient d’Irlande. Elle parle un peu français et nous un peu l’anglais. On se comprend.
On profite également du coin cuisine, qui n’a même pas une petite plaque. Seulement un micro onde, comme si c’était la panacée en matière de cuisine. Ça dénote tout de même, la tendance mal se nourrir en réchauffant que des plats préparés.
Pas grave, depuis l’Italie j’ai appris à faires des œufs durs dans une bouilloire électrique. Nous sommes rejoints par Candice, du Canada, qui va s’arrêter une journée pour se reposer. Il faut dire qu’elle est partie depuis Lourdes.
Donc, repas frugal ensemble, côtoyant la faune qui se prépare pour les soirées du festival du cinéma espagnole. En attendant, la soirée fut sympathique entre nous.
Après ça se gâte un peu, les chambres en box sont petites. Marlène avait choisie une chambre exclusivement féminine, elle aura que des hommes, impossible de changer…je salue son courage d’avoir pu rester. Car, en fait, si le genre a son importance, les touristes vont faire la fête durant une bonne partie de la nuit et revienne très tôt et parfois ébréchés. On pourrait presque dire que quand ils reviennent, les pèlerins se réveillent. Ce fut le cas dans ma chambrée.
Malheureusement, il ne reste plus que ce genre de logements dans les grandes villes pour les pèlerins car il est rare de trouver une auberge d’une association en Espagne en ville. Seul le camino Frances en disposent encore.
Voilà pour la petite histoire. Ce matin, c’est le moment de dire au revoir à Marlène qui s’en retournera vers la France avec un goût de; je reviendrai.
Départ de nuit et la sortie de la ville se fera par une montée, c’est original. La brume est au rendez vous alors avec les lumières de la ville, cela fait un monde fantasmagorique. Les indications sont aléatoires, heureusement que j’ai ma trace.
Direction le mont Arburua par des chemins en béton, puis des marches pour finir par ceux en terre sous les arbres, renforçant ce côté fantasmagorique.
A l’issue c’est la route, ça monte puis descend, toujours dans la brume. On est cap plein ouest et les champs se font découvrir avec des vaches bien singulières.
La brume se dissipe avec l’altitude mais l’océan se fait désirer. Première pause après 13 kms. Une ferme qui propose des boissons et gâteaux en donativo. Ils ont le visage très clairs, type pays nordiques, et sont habillés tous pareils. Curieux, tout était très bon en tout cas.
S’ensuit une longue portion vers Orio, à travers un chemin forestier très agréable. Un vent chaud souffle assez fort, annonçant la tempête attendue. Déjà “radio camino” s’affole avec cela.
Je décide de pousser à Zarautz pour la pause. L’arrivée est très belle sur cette plage. Je m’attarde pour contempler et puis c’est la descente raide avec des marches.
Curieusement le chemin longe un golf et nous sommes séparés par un filet. Je me suis demandé si c’était pour éviter à ceux qui paraissaient “walking dead” avec leur charriot motorisé, pouvant à peine se mouvoir mais tirés à quatre épingles. Ou bien était ce un filet anti-gueux. Ainsi va la division sociale. On ne comprendra jamais que ceux qui veulent toujours plus que leur besoin, le feront au détriment d’un autre. C’était mon coup de gueule, pardon.
Je m’arrête donc devant cette plage, il fait déjà bien chaud. Une latino me servira pendant que mes voisins sirotent un vin blanc, il n’est pas midi. Il semblerait que cette ville soit habitée que par des vieux.
Après cette longue pause, direction ma destination en longeant la côte. Cela m’a ramené aux souvenirs de la ligurie en Italie. Cela y ressemblait beaucoup.
L’étape se terminera par une montée vers l’auberge. Je suis une heure en avance mais la colombienne qui s’occupe du gîte me sollicite pour l’aider au téléphone au sujet d’une réservation. Ce qui me vaudra de rentrer plus tôt et de choisir mon lit; le luxe !
La routine commence et les premiers pèlerins arrivent, je ne reconnais personne … c’est curieux, beaucoup de nouveaux visages. Nous serons complet à la fin.
Voilà encore une belle étape sous le soleil, demain commence les ennuis car déjà, ce soir, les éclairs d’orage sont là. À suivre
Total : 95,7 kms
Photos !
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