« Dieu a donné une sœur au souvenir et il l’a appelée espérance » Michel Ange
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. L’étape du soir à Saint Jean de Luz était prometteuse et l’espérance récompensée.
La soirée a commencé par une petite balade logistique et une visite à l’océan. J’ai bien aimé les regards des plus anciens sur ma tenue de pèlerin en pause étape. Désolé je n’ai pas encore trouvé de vêtements de rando Lacoste ou Armani. Pardon du peu mais je me suis amusé quand même à soutenir leur regards condescendants.
Retour à ce gîte formidable avec des hospitaliers bien sympathiques. Nous sommes 5 sur 10 lits disponibles. L’ambiance est bonne, reposante et c’était bien venu après la nuit précédente.
Un repas puis discussions autour du parcours du jour car le préfet a encore frappé. Avec tout de même une anecdote un peu singulière. L’association jacquaire nous passait la consigne de ne pas passer par la route des vélos car les riverains se plaignaient de nous voir. L’hospitalier allait même à dire que les forces de l’ordre pouvait nous verbaliser.
J’adore ce genre de contes et légendes, première question à l’hospitalier; pourquoi le gîte n’a pas affiché l’arrêté préfectoral puisque cela nous concerne. Entraver la liberté de circulation parce qu’on est moche ! Ahahah!
Vous devinez quelle route nous avons pris le lendemain !
Nuit paisible, réparatrice. Un petit dej préparé par les hospitaliers, cours de marche avec le bourdon et c’est déjà l’heure.
Ça sonne à la porte, c’est Marlène ! Ma « petite » sœur qui ose franchir le pas de venir sur le camino et de m’accompagner pendant deux étapes. Bravo pour son courage.
Après un petit café, sac au dos, nous voilà partis. La sortie se fait rapidement, il fait frais et le ciel est bleue. Tout est à sa place pour une belle étape.
Arrives à Socoa, on bifurque sur la route maudite ! Devinez ce qui s’est passé, rien!
Ce fut une courte étape, avec quelques côtes mais rien de méchant. On a pas arrêté de parler, ça me change de mon silence monastique. L’étape est passée comme un éclair et nous voilà déjà devant cette belle plage d’Hendaye. Encore beaucoup de monde à cette saison.
Première pause depuis le départ après plus de 10kms. Marlène tient largement la cadence. Il est encore tôt et donc, à partir de cette instant ce sera plus de la balade.
Après notre pause, direction l’embarcadère pour traverser vers l’Espagne à Hondarribia. Une petite balade en bateau sur le Camino ce n’est pas courant.
Peu de temps après, autre ambiance. On débarque et puis une nouvelle pause côte espagnole. Première tortilla de patatas.
On termine enfin notre étape vers Irun par de la zone urbaine.
Arrivés à cette énorme auberge, la porte est ouverte et on nous laisse entreposer nos sacs pour aller en ville en attendant l’ouverture officielle à 16h.
Je retrouve certains pèlerins des deux derniers jours. D’ailleurs, la canadienne dont j’ai oublié le prénom, viendra manger avec nous. Je passe sur la gastronomie de rue espagnole.
Il reste encore un peu de temps pour faire quelques courses au supermarché du coin et c’est l’heure de s’enregistrer à l’auberge. Il y a déjà un peu plus de monde et ça n’arrêtera pas d’arriver jusqu’à 22h.
En fait, les guides internationaux font commencer le camino del norte à Irun, alors beaucoup arrivent directement ici. C’est comme à Bayonne mais X10.
L’auberge est grande, l’organisation est rodée alors c’est assez fluide. Première nuit en auberge espagnole pour Marlène, quelques conseils et c’est parti pour la routine.
On finira par faire notre petit repas dans la salle communautaire avec d’autres pèlerins.
Un dame m’interpelle sur mon Tau porté, elle a été infirmière à Nazareth, quelques échanges entre nous pour que l’on se comprenne, le regard parle.
Voilà la journée qui se termine dans ce dortoir complet, les ventilateurs tournent pleine vitesse pour nous rafraîchir car il fait chaud et demain pire.
J’espère que Marlène dormira un peu mais je ne me fais pas d’illusion, c’est beaucoup pour une première journée.
Demain le vrai Camino commence, 800m de dénivelé et 32 degrés prévu, donc départ tôt pour faire l’ascension à la fraîche. Paysages au rendez vous et aussi un peu de douleurs aux cuisses !
Total : 42,5 kms
De belles photos
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