« Vous avez le pouvoir sur votre esprit, pas sur les événements extérieurs. Prenez-en conscience et vous trouverez la force. » Marcus Aurelius
9eme jour sur le primitivo: longueur, chaleur et lourdeur
Notre étape à Fonsagrada fut tranquille à la Pension de Manolo. Chambre moderne et de bonnes factures avec vue sur la plaine. La routine, un peu de repos puis repas, difficile de trouver autre chose que du poulpe !
Une nuit tranquille mais la chaleur est toujours là. Ce matin une odeur de brûlé remplit l’atmosphère. Certainement un incendie dans la région. Après un tout petit déjeuner, on s’élance dans cette atmosphère.
Pour une fois c’est en descente que nous commençons. Ce sera de courte durée car l’ascension recommence vers À Carba à plus de 1000m. Une ascension en dents de scie. Le paysage est masqué d’une brume de chaleur avec les restes de fumée.
Au sommet, la queue pour avoir son tampon en cire sur sa credentiale, on passe. S’ensuit une longue descente vers Paradavella où nous trouverons de quoi faire une pause après 12kms. La Suite, une succession de montées et descentes. Après lecture de la carte, je décide de prendre la route pour éviter les dernières dents qui relèvent plus du masochisme que du camino. Au moins par la route, ça monte mais progressivement.
L’approche vers O Cadavo est longue et monotone . La chaleur est étouffante, je me rassure en regardant les températures du Sud Ouest.
Ce soir notre étape sera en auberge « San Mateo », on y retrouve quasiment tout le groupe.
Une étape pas très inspirante, plutôt monotone et sans richesse historique. Pour ma part c’est une étape d’introspection. Une méditation de pleine conscience qui consiste à marcher sans rien penser. Bien sûr tout parle autour, le corps, les sens, les ressentis … tout arrive à la conscience mais ne touche pas l’âme. La paix de l’âme. Exercice mis au point durant le grand périple, pratiqué au quotidien, difficile car nous somme toujours attiré par quelque chose mais à force de marcher, on acquiert de l’expérience.
Au sujet de la faune, en fait, à part les animaux de ferme, il est difficile de rencontrer des animaux sauvages car le train de pèlerins qui passent, surtout avant nous, ont déjà fait fuir ceux qui s’aventuraient sur le Camino. On a vu fouine et belette mais pas encore de gros gibier sur ce chemin. Des oiseaux oui, de toute sorte et plus particulièrement les migrateurs rapaces.
Total : 188 kms
Photos pas très inspirées
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Ep6zgb-TXz9InaE9OtRXZ4UBHo1VNOl4qnYfLN216ALZ-g


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