« L’obstacle est le chemin » Marcus Aurelius
8 eme jour sur le primitivo: Monter, descendre, chaleur et Galice
Notre étape à Salime fut un peu décousue par la fête du village. En arrivant, à l’heure du repas espagnol, tout le village était dehors, à « tapear ». il n’a pas été simple de récupérer sa chambre.
Pour cette étape, ce fut un hôtel car impossible de trouver une place en auberge. D’ailleurs beaucoup d’entre nous seront logés dans cette établissement. Je soupçonne une OPA locale sur les auberges pour loger les revenants au village pour la fiesta.
Après notre routine, c’est l’heure de se reconstituer. On décide d’aller naturellement vers l’établissement qui gérait l’hôtel. On s’est retrouvé dans un groupe de pèlerin, qui était déjà bien « rentré » dans la fête. II nous a fallut un peu de temps pour sortir de l’embuscade. On a fini ailleurs avec un plat typique asturien la « fabada » à base d’haricot et de morceaux de viande et de boudin, le tout agrémenté du cidre local. Après cela vous ne pouvez plus rien avaler.
La nuit fut lourde car une chaleur étouffante a persisté longtemps, malgré les quelques averses.
Ce matin, c’est Jetzabel qui me réveil. Routine et petit dej à l’hôtel. Dommage que nous marchions car il y avait du choix.
Enfin le départ, le jour se leve et déjà la première montée nous accueille. Jetzabel grogne comme tous les matins… c’est pas pour rien que les mexicains ont inventé les novelas passionnelles et dramaturges.
Après l’échauffement, tout rentre dans l’ordre. Aujourd’hui c’est une étape longue. Après cette montée, le chemin est plutôt aisé et agréable. Les premiers kms sont avalés rapidement. Puis vient la difficulté du jour « El acebo » qui taquine les 1200. L’approche est douce mais le final est plus sportif.
C’est à cette endroit que nous franchissons la frontière entre les Asturies et la Galice. Pour nous accueillir, on y trouve un bar juste après être redescendu. C’est bienvenu car il n’y avait rien auparavant et après l’effort …
La suite est plus classique mais sous cette chaleur, cela devient pénible. Nous rencontrons un Mesón pour nous désaltérer à 6 kms de notre destination.
L’approche sur Fonsagrada se fait avec un mur qui en sèche plus d’un à l’arrivée. 100 m de dénivelé en moins d’un km.
Ce soir, pour notre première nuit en Galice, ce sera une Pensíon « casa pension Manolo » car les auberges sont prise d’assaut. Il faut savoir que la plupart des auberges ne prennent pas de réservation et c’est le premier qui arrive qui a la place. Ce qui donne lieu chaque matin, à celui qui part le plus tôt ou qui marche le plus rapidement.
Encore une belle et longue étape qui nous amène au milieu de ce petit périple. Il reste 160 kms pour arriver à Saint Jacques. On devrait y arriver dimanche. Reste ces quelques jours pour profiter de cette nature galicienne.
Total : 162 kms
Photos avec Barbara, pèlerine italienne
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Enr-p95538NBkvzXeZjVBPABXW6oiebWDdqkzf9RWuKU7Q


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