« La vie est à monter, et non pas à descendre » Emile Verhaeren
Jour 7 sur le Primitivo : Monter, descendre, lac, chaleur et fiesta.
Notre étape du soir a l’auberge « primitivo » s’est finalement bien déroulée. Le site est rodé à recevoir sa quarantaine de pèlerins. Nous étions complet.
À l’arrivée, l’accueil n’était pas aussi convivial qu’auparavant mais l’essentiel était là. La routine pour s’installer sur les lits superposés, trouver son créneau pour la douche, laver son linge …
Après tout cela, il est 18h et nous décidons d’aller chez la concurrence pour dîner. Le soir est le seul repas que nous faisons, cela nous convient.
Après un bon repas et discussions avec les habituels autres pèlerins, c’est déjà l’heure du sommeil.
La nuit fut plutôt calme pour une chambrée de 24 au complet. Peut être le fait qu’une grande porte est restée ouverte toute la nuit.
Ce matin lever 6h car les températures grimpent. Un petit déjeuner léger et c’est parti pour l’étape.
Pour changer, ça grimpe, O pas longtemps mais les cœurs s’emballent . Le spectacle du lever de soleil avec la lune presque pleine est splendide.
S’enchaîne une première descente bucolique, sur la route, jusqu’au hameau À Mesa. Ici un bar est ouvert. Petite pause car derrière, on ne rigole plus.
Tout d’abord une belle montée sur route qui nous ramène à 1000m et s’ensuit une longue descente sur sentier vers la retenue d’eau de Salime. 10 kms de descente autour de ce lac, parfois technique. Le début se fait au dessus de la brume et donne encore un spectacle magnifique. En descendant, le lac se découvre donnant un autre point de vue. Nous ne quitterons plus le lac jusqu’à l’arrivée.
Les jambes et les orteils s’endolorissent à force de retenir le corps dans cette descente. En fait, arrivés à l’ouvrage, on est revenu à 250 m d’altitude.
La brume se dissipe et laisse place à la chaleur. Il faut maintenant remonter à presque 600. Ce sera par la route. Fort heureusement, un restaurant qui fait bar est ouvert et les pèlerins s’engouffrent tel un oasis dans le désert.
La pause s’impose. Il fait maintenant 35 degrés et il reste 5kms de montée. Je passe en mode Grèce, c’est à dire grande chaleur avec ma serviette humide sur le crâne.
À petit rythme, nous montons, Jetzabel est disciplinée et suit ! On rejoint notre pèlerine chinoise, téléphone greffée à la main. Elle nous sollicite pour réserver une chambre ce soir. Jetzabel lui sauve la mise car ici peu de gens parlent l’anglais, encore moins le mandarin. Elle nous suivra jusqu’à notre destination.
Voilà encore une belle épreuve, les pèlerins sont moins enclins à la discussion, la fatigue commence à se faire sentir dans les groupes. Enfin, je peux apercevoir le vrai visage de nos compères.
Ce soir, c’est la fête du village, on sert du poulpe, on approche de la Galice. Les gens sont dehors, il y a de la musique. Seul bémol, au moment où j’écris une averse tombe !
Un grand merci pour vos messages, vos nouvelles votre suivi de ce blog sur les chemins. cela nous réchauffe le cœur.
Total : 135 kms
Photos:
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