« Ne faire de mal à personne et n’en point dire” Homère
217 eme jour sur le Camino; L’Iliade et l’Odyssée.
Après une bonne nuit de repos, comme prévu, nous nous apprêtons pour une journée visite. Les corps sont encore meurtris de l’étape d’hier mais on récupère bien.
Après un petit déjeuner, toujours accompagné de chats et de chiens, on se dirige vers le musée. Bâtiment moderne qui tranche avec le village. On y restera deux heures, c’est un beau musée qui complète celui d’Istanbul.
À la sortie, beaucoup de groupes de visiteurs étrangers arrivent en bus de Çanakkale, ils ne font que passer et rarement s’arrêtent pour consommer. Ce doit être une déception pour le village.
Après le musée, direction le site qui sont espacés entre eux de 700 m. Le billet est de 27 euros valable pour les deux. Encore une fois pour appréhender les strates historiques, la visite des musées est indispensable à moins d’avoir un doctorat en archéologie.
En tout c’est impressionnant, ce concentré d’histoire dans ce bout de terrain. À faire absolument.
On terminera nos visites à l’heure de la fermeture du site 17h30. On décide d’aller voir le centre du village. On note qu’ils ont essayé de ramener le centre de gravité touristique vers le village; en aménageant une esplanade avec des statues de l’Iliade et donnant sur la plaine; mais en vain. Aucun autre touriste mais un beau coucher de soleil nous attendait.
En fait trois jeunes garçons nous interpellent, ils sont syriens. Une discussion s’installe et bien sûr il manifestent l’envie de venir en France. Leur situation est compliquée, ils sont mineurs, 17 et 15 ans, leur père est en prison en Syrie. Ils travaillent dans les champs et c’est difficile. Cela me rappelle l’Italie où j’avais croisé nombres de migrants dans les champs de tomate. On se quitte en se souhaitant le meilleur. Je leur ai donné quelques conseils pour faire une demande d’asile en France… Mais ils sont mineurs, au moins un des parents doit se bouger pour cela.
Que faire de plus quand on chemine? À méditer.
Enfin, après être passé à l’épicerie, il n’y a pas grand chose et pourtant on y trouve de l’alcool, on rentre à l’hôtel pour dîner.
A l’issue, on informe notre souhait de partir à 7h mais ils n’ouvrent qu’à 8h donc pas de petit dej et pas de boulangerie non plus. Départ à jeun pour demain , c’est ainsi.
La serveuse ne comprenait pas tout ce qu’on lui disait alors elle fait appel à Ali, un régulier de la terrasse de l’hôtel que nous avions déjà rencontré hier. Ali traduit, ne comprends pas pourquoi on marche, essaie de nous trouver une solution. En fait nous voulions juste savoir s’il y avait une boulangerie dans le village et on se retrouve à écouter Ali, qui nous dévoile sa vie passée, son histoire en Australie, ses enfants, petit enfants à l’étranger, la conjecture … C’était drôle et touchant à la fois. Un bon moment.
Voilà les amis, encore une belle journée d’histoire comme je les aime.
Bises de Troie 😘
Voici le lien du jour:


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