« Ne regardons pas les choses qui se voient, mais celles qui ne se voient pas. Les choses visibles, en effet, n’ont qu’un temps, les invisibles sont éternelles. » Saint Paul
198 eme jour sur le Camino: Aurores, chemin, chiens, montagne, chaleur et méditations
Notre étape à Ridolivos avait une toute autre saveur que l’ambiance de la côte. Quand nous sommes arrivés le tenancier nous enseigne une chambre dont les lits n’étaient pas faits. On a commencé à se poser des questions. Il s’excuse et nous donne une autre chambre ou plutôt un appartement.
Le tenancier nous demande si on veut manger car on peut commander; Surprise. On est intéressé et quelques minutes plus tard un homme vient prendre notre commande; c’est sa mère qui cuisine ! Autre surprise. Une demie heure plus tard il revient et pour 20 euros, en fait il y avait le repas du soir tellement c’était copieux.
Rodolivos est un grand village qui se meurt, beaucoup de maisons vides. Un tour dans le centre pour profiter des quelques cafés qui perdurent. Une procession religieuse allait commencer avec musique et autorités. Un tour au supermarché pour la logistique du lendemain et la soirée se termine.
Ce matin lever à 5 heures. La nuit très très calme. Les premiers pas dans la nuit à 6h. On sort très vite du village par des chemins caillouteux. La frontale est de sortie. Quelques fermes isolées mais pas de chiens, parfait. Le jour se lève sur la montagne, le paysage ressemble à de la garrigue.
Premier village traversé Proti, c’est trop tôt pour profiter d’un café . On y fera quand même une première pause. Puis c’est lliokomi dont l’approche n’est pas terrible. Poubelles et mouches et lignes haute tensions très bruyantes . Un Chien nous attendait au milieu du village. Impossible de s’en débarrasser, donc de faire une pause. Il nous accompagnera jusqu’à la fin du village comme s’il voulait être sur qu’on n’y reste pas.
Pas grave, le prochain est à 2kms, c’est Kormista, en dehors du JW mais on y trouve café et boulangerie ouverts et en sus une bonne ambiance. On y fera une grande pause avant la difficulté du jour, la montée au monastère.
Il fait déjà très chaud quand on attaque la montée, il y’a 500 m de dénivelé en 5kms. Il n’y a pas d’ombre. Alors on se concentre et on monte comme on peut. Une pause après 2kms. Jetzabel est à la peine.
Je ne sais pourquoi je lui dis qu’elle peut faire du stop si elle veut mais 5 minutes plus tard, un 4×4 local l’emmènera jusqu’au monastère. Curieux !
Je continue seul la montée, j’adapte ma tenue aux circonstances et, en effet, c’est une belle montée qui offre un beau spectacle. J’arrive au monastère 45 minutes plus tard. J’avale presque 1l dans la foulée.
Après une courte pause, c’est l’heure de demander l’hospitalité aux sœurs. C’est pas gagné mais on tente. La première personne ne parle pas autre chose que le Grec. Finalement elle appelle une sœur qui parle anglais. On se présente et lui demande l’hospitalité. Pas d’hésitation c’est Oui.
On est heureux, aussitôt, elle nous envoie vers une autre sœur pour nous donner une chambre, collective. 9 lits simples. Les commodités sont à l’extérieur. Une fois installés, on est conviés au repas à 13h. Après avoir bien mangés, la routine et la sieste.
Puis ce sera les vêpres à 18h, un moment unique. Les premières pour moi dans une liturgie grecque orthodoxe. Cela dure une heure, nous ne voyons pas les sœurs mais on les entends prier en chantant et réciter des psaumes. Nous autres sommes dans le cœur de l’église face aux icônes.
À la sortie, on nous convie au dîner de suite. On se retrouve avec des laïques également présents, on ne sait pas d’où ils viennent. Un passage à la boutique pour acheter des bricoles et leur gâteaux au miel, un délice.
Voilà les amis, une belle étape qui laissera de beaux souvenirs, elle permet de se ressourcer dans ce lieu connu depuis des siècles dans tous les Balkans.
Bises du monastère de la Vierge Marie Eikosifoinissa 😘
Voici le lien du jour
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhNp2lY-yjC5oGvEEXg
Total : 3668 kms


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