Grèce 2 Florina – Vevi

« L’hyène et le chien sont de mauvais compagnons de route » Massa Makan Diabate

185 eme jour sur le Camino: Aurores, campagne, chiens, solitude et fatigue.

Ma soirée à Florina s’est cantonnée à la logistique. Une fois la routine faite, je suis ressorti pour manger un morceau. C’est plus difficile pour trouver maintenant. Alors je me contente d’un sandwich dans une restauration rapide. La chaleur est encore très forte, je rentre après être passé au supermarché du coin. Pareil, on y trouve beaucoup de cochonneries, je commence à regretter les Balkans. Une petite sieste est nécessaire après cette longue étape.

Autre nouveauté, je m’aperçois que j’ai changé de fuseau horaire avec Paris, une heure de plus. De toute façon je vis avec le soleil. Justement à la tombée de celui ci je ressors pour une cafétéria repérée en arrivant. J’y trouve mon bonheur pour dîner. Ambiance sympathique.

Voilà c’est l’heure d’aller voir Morphée, j’ai quand même pris le temps de revoir mon approche vers Thessalonique car entre Edesse et Pella, j’aimerais visiter un peu. Il y a aussi un peu de montagnes.

Lever à 5h30 local, préparation douce et petit dej. Départ 6h20. Ça fait drôle de voir cette heure. La ville se réveille et le ciel est rouge. Il y a des cafés ouverts mais pas grand monde. La sortie se fait par une large avenue qui m’emmène jusqu’à un échangeur.

Les gardiens démoniaques de la ville sont déjà là, aboyant mais à distance. Je passe Armenochlri, encore endormi. Je ferais une pause à Neochoraki dans un bar resté dans son jus. D’ailleurs le café est fait avec de la poudre dans une petite casserole sur le feu direct. C’est particulier.

Quelques hommes sont là mais ça ne discute pas beaucoup. En fait je comprends quand le facteur arrive dan sa voiture privée et s’installe dans le bar. Il appelle les gens pour distribuer le courrier. Étonnant comme principe.

Je repars cette fois ci par les chemins, j’y trouve une nouvelle contrainte, les chasseurs !!! Je les avais vu en tenues dans les cafés de Florina mais je n’y croyais pas. Et bien si !

Je poursuis en essayant de bien me faire remarquer. En arrivant à une ferme, j’aperçois deux chiens. Pourvu que la barrière soit fermée. Non et en fait quatre me tombent dessus. Je joue du bâton, le propriétaire voyant cela les rappelle. Ça marche. Je fais 200 m et je les revois débouler dans le champs dans ma direction. Encore une fois je les tiens à distance et je m’éloigne.

À peine remis de mes émotions, je vois au loin un troupeau de brebis avec le berger. Bien sur accompagné de trois Kangals cette fois ci. Ils me voient, quittent le troupeau en courant vers moi. Ils n’aboient pas, je reste calme, mais ils m’entourent et se rapprochent très prêt; dans mon cercle . Je tente une tentative de dégagement et ça part en live. Ils se mettent à m’attaquer, je donne des coups, ils s’éloignent, le berger arrive en courant pour les éloigner. J’arrive à partir.

Ça commence à bien faire tous ces chiens. J’arrive sur une route toute neuve, je fais la rencontre de Stravos, j’espère que j’ai bien compris son prénom et je m’en excuse d’avance si ce n’est pas le cas.

Il plotte avec son GPS d’arpenteur, toute la portion de route. Nous discutons pendant ce moment, de la région, de l’histoire, du voyage et des chiens qui sont un problème en Grèce. J’ai passé un moment agréable à discuter, rompant ma solitude.

J’arrive Vevi, petit village perché à 700 m. Je suis en avance alors j’aperçois une gargote qui fait à manger. Parfait je m’installe. Il y a même une épicerie mais l’hôtel fait restaurant; enfin…

J’arrive sur les lieux à 13h, je tente, c’est en fait une maison qui fait bureau de poste également. Le sous sol a été aménagé, c’est de bonne facture mais un peu cher pour le village je trouve. C’est le monopole !

Le restaurant de fonctionne pas. Ah! Adaptation. Priorité à la routine et la sieste, j’irais à la supérette dans la soirée.

il fait encore très chaud, les attaques de chiens me fatiguent. Je récupère très peu. C’est un signe que je dois prendre en compte. Vais je devoir m’arrêter comme à Toulouse , j’y pense. Il reste tellement à faire.

La chambre est équipé d’une kitchenette, je vais donc cuisiner. Ce soir ce sera pattes au thon tomates et formage blanc miel. C’est pas mal pour une adaptation.

Voilà les amis pour cette étape encore marquée par les chiens, lisez sur le sujet en Grèce et vous verrez qu’effectivement ils ont un problème et j’ai un problème. Pourtant c’est simple, responsabiliser les propriétaires, euthanasier ceux qui rôdent et stérilisation obligatoire. Mais c’est pas comme ça.

Allez bises de Vevi, et bon week-end qui commence

Voici le lien du jour :

https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhNU908wSiGiTTBJ9tQ

Total : 3524 kms


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4 réponses à « Grèce 2 Florina – Vevi »

  1. Cc décidément !! Ce sont des chiens livrés à eux mêmes ss éducation !!
    heureusement que tu as ton bâton

    pourquoi pas faire une pause dans une ville plus grande un vrai hôtel !!

    repose toi à++Marlene

    Aimé par 1 personne

    1. Salut frangine,
      Oui les chiens errants en Grèce, c’est connu, tu peux faire une recherche tu trouveras plein d’articles sur le sujet. Je ne pensais pas à ce point. En deux jours, j’ai eu plus d’attaques qu’en six mois !
      Je pense m’arrêter un peu à Thessalonique…. À voir
      Bises 😘

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  2. Avatar de arnauldtoulemonde
    arnauldtoulemonde

    ah ces chiens, cela me refroidit déjà. Tu me manques pas de courage, Benoit !

    Arnauld

    Aimé par 1 personne

    1. C’est un exercice de foi ! Bises

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