« Adapte-toi au monde, car ta tête est trop petite pour que le monde s’y adapte » Georg Lichtenberg
183 eme jour sur le Camino; interdiction, frustration, bus et compensation.
Hier, les rebondissements se sont succédés. L’ultime est arrivé en fin de soirée. Alors que je venais de faire quelques courses pour dîner dans la chambre afin de préparer au mieux la suite, le message du tenancier qui m’avait promis une information tient parole:
https://search.app/nWV5WJeNEidc17ri9
En français ça donne une interdiction totale de se déplacer dans les massifs forestiers et parcs nationaux. L’amende est de 2000 euros pour les contrevenants. À cela s’ajoute qu’ils confisquent le passeport le temps de la procédure.
Voilà une nouvelle qui plombe l’ambiance. Quelle frustration. Il faut faire avec. Encore une fois répression prime sur éducation.
Je n’ai donc pas le choix, car si je ne peux pas passer par les sentiers, encore moins, envisager faire les étapes de montagnes sur la route. Ce sera donc le bus.
Deux étapes sont impactées. Ohrid – Resen – Bitola. Je dois donc aller à Bitola. De toute façon après c’est la Grèce.
Ma soirée s’est donc terminée à préparer mon lendemain, avec une physionomie complètement différente.
La nuit fut décousue mais j’ai récupéré. C’est le principal. Ce matin, je profite pour rester un peu plus au lit. Le bus n’est qu’à 12h30.
Une préparation tranquille, un petit dej en chambre avec les courses faites hier. Puis c’est la sortie. Je profite d’Ohrid le matin et je vais directement voir l’église « Instagram » car c’est la carte postale. Il s’agit de l’Église Saint-Jean de Kaneo.
La lumière est superbe et pour y aller on passe sur une passerelle au dessus de l’eau. Sympa. Je grimpe le rocher et la c’est l’admiration. En effet, c’est très beau à cette heure.
Je m’installe pour me recueillir devant ce paysage pendant 1h. On a du mal à repartir.
Il le faut, direction la gare routière, cette fois ci, sans reconnaissance. Une traversée de la ville, bien réveillée.
J’arrive à la gare, et surprise, un bâtiment moderne, un bar, des guichets, un ticket …Deux heures à attendre alors je vais à la boulangerie que j’ai repéré en venant. Ça ressemble à des pains au raisin mais c’est salé avec des graines de sésames.
Je m’installe dans la salle d’attente et m’immerge dans ce morceau de vie des locaux. Ici il y a des écrans mais ils sont éteints; c’est le vigile qui annonce les bus et contrôlent les passagers.
Voilà mon bus, pas de toute fraîcheur, et c’est l’embarquement. Cette fois ci mon sac va en soute mais je m’assure que le bus va bien à Bitola terminus.
Le trajet dure 2h et ça monte mais ça je le savais. Je constate effectivement une forêt bien verte et une route pas faite pour y mettre un piéton. Je le fais une raison.
Arrivé à Bitola, je récupère mon sac et compte tenu de la proximité, je fais le kilomètre et demi qui me sépare de la cité antique d’Heraclea Lyncestis aux passes multiples.
J’y arrive et le gardien tombe amoureux de mon bourdon, il ne parle pas l’anglais mais appelle son ami guide pour l’aider. On discute un moment, on prend la photo et du coup, j’ai droit à une explication du site par le guide. Ensuite on visite en autonomie avec un audio guide en français à partir des codes QR de chaque site.
Voilà presque deux heures plus tard, c’est l’heure de revenir au centre, dans l’hôtel que j’ai trouvé pour 32 euros. Elle en vaut plus. c’est l’hôtel théâtre.
Entre temps, je passe à la supérette du coin et les bras chargés, il a fallu que je joue du bâton avec trois chiens qui faisaient la loi dans le parc où je passait. Tiens plus d’effet lac! La trêve est terminé.
Je récupère la chambre, routine et puis je ressors pour prendre le pouls de cette cité. De type très soviétique, avec des barres d’immeubles lugubres et un centre ville qui dynamise un peu ce lieu. Une chose frappante en Macédoine c’est le nombre d’établissements dédiés aux jeux, ici encore plus.
Je passe au bureau de change pour me débarrasser des derniers dinars car à partir de demain, il me serviront plus.
Voilà les amis pour cette étape bien singulière. Étape mais mon premier passage dans les Balkans restera avec un goût aigre douce. C’est une région très très difficile pour un pèlerin mais en même temps, derrière leur aspect un peu bourru, les gens sont authentiques, honnêtes et ont le cœur sur la main. Que me réserve la Grèce ?
Bises de Bitola 😘
Voici le lien du jour :


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