Italie 64 Bari

« Hier, j’étais intelligent et je voulais changer le monde. Aujourd’hui, je suis sage et je me change moi-même » Rumi

173 eme jour sur le Camino; dormir, flâner, se reconstituer, Saint Nicolas et reconnaissance

Comment décrire une nuit normale ? Cela faisait plus de huit semaines que je n’avais pas dormi aussi longtemps. Même à Rome, en dortoir c’était impossible.

Ce matin réveil à 7h, toute la différence réside dans ces trois heures. Trois heures de repos supplémentaires, alors qu’en marchant avec la chaleur j’aurai déjà fait 15 kms.

C’est le plus beau cadeau que je puisse faire à mon corps endolori. Il donne des signes de faiblesse mais supporte encore et encore. Un bon indice c’est le poids. Je ne sais combien je pèse maintenant mais il ne reste pas grand chose du Benoit du début.

Dans les récits, on pourrait avoir l’impression que je mange tout le temps. Il n’en est rien, je fais un repas par jour et le reste c’est du grignotage. Ma montre me dit que je tourne à presque 5000 calories/ jour. J’ai essayé de manger plus mais la marche devient difficile.

À propos, ce matin un vrai petit déjeuner à l’hôtel. Ensuite direction la ville pour profiter de la relative fraîcheur. Je commence par le plus loin. Mais avant 3 jeunes m’interpellent. Un d’entre eux me demande de l’argent. Ils continuent à marcher à côté de moi, je passe en mode alerte.

Je m’arrête pour faire face et leur demande qu’est ce qu’ils veulent exactement. Ils veulent manger. Alors je comprends que ce sont des migrants. Par la suite, je saurais que ce sont des tunisiens, sans papier, qui travaillent à la journée et se font exploiter. Eux dorment dans la gare de Bari. Je leur propose d’acheter à manger, ils m’accompagnent mais c’est dimanche matin et les commerces sont fermés ou pas encore ouverts. Après quelques centaines de mètres, l’un d’eux ne pouvait plus marcher. Je leur laisse de quoi s’acheter à manger et ils me remercient par une accolade. Encore des leçons du chemin.

Je repars, direction le port. j’arrive à rentrer au terminal à pieds. Il y a un point d’information ouvert. Je demande à la personne qui me confirme ce que je suspectais dans mes préparatifs.

Tout d’abord il existe un bus (le 50) qui part de la gare et vous amène aux terminaux. Il y’a le terminal pour les croisières et celui Non EU. Bien sûr c’est le deuxième.

J’ai un billet électronique qui ne sert à rien dans ce terminal. Il faut aller à 3kms du terminal d’embarquement à Marisabella ou l’on doit faire le Check in et obtenir sa carte d’embarquement. Pas la peine d’y aller la veille mais pas non plus trop tard. Il demande de se présenter 3h avant le départ mais comme il y a du monde, il est conseiller d’y aller vers 18h pour un départ 23h.

Une fois la carte d’embarquement en poche, il faut prendre la navette gratuite du port (toutes les 15 minutes) qui me ramènera au terminal d’embarquement initial. Là ce n’est pas terminé, il faut passer les contrôles de police et douaniers. Enfin après tout cela on doit attendre l’appel à embarquer.

Voilà, ça paraît simple, je rigole, en écrivant mais on verra demain si c’est bien cela.

Je ressors du port pour une visite de la vielle cité et trouver un endroit pour méditer. Je laisse la providence me guider. Encore une fois elle ne faillit pas, elle m’amènera au sanctuaire de Saint Nicolas. Je ne savais pas que ses reliques étaient ici à Bari. Quelle découverte. Je reste dans la crypte un long moment, deux mondes se touchent. D’un côté les chrétiens de l’église romaine et de l’autre les orthodoxes qui vénèrent ce Saint également.

C’est le moment de demander la permission d’entrer dans ce nouveau monde.

Après ce moment de recueillement, j’arrive à avoir le tampon pour la credentiale. C’est le point finale de l’Italie. Je suis prêt pour la suite.

Une petite visite dans les ruelles de la cité, je mange un morceau mais très vite trop chaud et trop de monde. Je reprends le chemin de l’hôtel.

L’après midi se passe à l’hôtel, lavage, revue de paquetage, revue des étapes, pédicure et sieste bien sûr. Le corps m’envoie plein de signes, il n’a pas eu sa dose d’activité.

Voilà les amis pour cette dernière page italienne, il y a encore demain puisque le départ du bateau est prévu à 23h. Je n’ai pas pris de cabine, j’essaierai de dormir sur le pont; au frais.

Demain je pense encore écrire sur la page italienne du blog puis, à partir du 13 sur la page albanaise.

Bises de Bari, 😘

Voici le lien du jour :

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Ql6c5B6JHyEggK4QKAEAAAAAwmhV_ZuOhwLv3w


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Une réponse à « Italie 64 Bari »

  1. Bon voyage en « Syldavie ». Hergé !!! 🤔🤔🤔

    On y trouve des plantes apaisantes. GMC. 😳😳😳

    Aimé par 1 personne

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