Italie 63 Giovinazzo – Bari

“N’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité.” Antoine de Saint-Exupery

172 eme jour sur le camino; aurores, concert, nuit, lever de soleil et dernière étape italienne.

Après mon dîner avec moi même dans cette appartement, je tente d’aller dormir. Dehors c’est l’été, la multitude, la musique, les cris et les rires. La climatisation n’est assez puissante pour le volume de l ‘appartement et le lit en mezzanine est un sauna. Tellement fatigué, j’arrive à m’endormir facilement. C’est toujours ainsi.

Le souci c’est qu’à 3h, je suis réveillé, je pousse jusqu’à 4h et décide de me lever. Une douche finit par me réveiller, ça fait du bien de prendre son temps pour se préparer. Il n’est pas 5h, j’entends du piano !

A 5h je suis dehors, ravi de prendre l’air, il y a un petit vent frais, comme j’aimerais que cela reste ainsi. En sortant des groupes de personnes vont dans le même sens. Quelques dizaines de mètres plus loin, sur une place au bord de l’eau, un concert se prépare. Il y a déjà des dizaines de personnes. Je reste un moment mais je n’aurais droit qu’aux accords. En fait, ils attendaient le lever du soleil pour commencer. Dommage mais je ne peux attendre.

À peine sortie, je suis une longue ligne droite sur une piste cyclable. Le soleil se lève, magnifique, il fait bon et j’apprécie l’instant mais aussi conscient que c’est la dernière étape d’Italie.

Puis c’est l’approche de Bari, par le rivage. Déjà beaucoup de gens, qui courent, marchent bavardent et commencent à s’installer sur les rochers. Un homme m’interpelle. En lui répondant, il me comble de louanges. Je suis surpris, ne sachant quoi répondre.

L’approche se fait sans ombre, tout a disparu au profit du béton et le soleil tape devant. Malgré cela j’aperçois l’arrivée des paquebots qui assurent la navette; dans ce lot, je serai sur l’un dans 2 jours.

Puis c’est le moment de rejointe avec la via Francegina classique et la variante que j’ai prise. Seulement c’était sans compter une dernière surprise. Le pont piéton qui enjambait un bras de mer a disparu. Pas de marquage, impossible de passer. Le seul pont à proximité c’est celui de la nationale, je n’aime pas trop cela sinon c’est un détour de plusieurs kms. Je tente mais j’en menais pas large car sur ces routes, les fauves sont lâchés. Je crois que j’ai du me faire insulter quelques fois.

Je passe mais je me serais bien passé de cette dernière surprise. Je retrouve mon bord de mer qui m’emmènera au centre de la ville. Entre deux quelques pauses , une seule dans un café. Je passe devant la seule entrée du port, c’est un embouteillage pour entrée et sortir. Je vous avoue que je redoute un peu ce moment car le port de Bari est à l’image de l’Italie du Sud, c’est le B…

Me voilà dans le centre mais après cette étape crasseuse, je n’ai pas envie de m’attarder. Je comptais aller à la cathédrale, quand j’ai vu le flot de touristes et qu’il fallait payer avec deux gardes à l’entrée; je me suis dit que je méditerais ailleurs; ce n’est plus un lieu de culte.

Je m’enfonce dans la ville et quitte le quartier à touristes et je pars vers la gare. Une dernière pause pour gagner un peu de temps, il n’est que 11h. Finalement, j’arriverais à l’hôtel qu’à 12h. La chambre n’est pas prêtre mais on m’offre un café et une bouteille d’eau pétillante fraîche. Je suis comblé et surtout en sueur.

Peu de temps après, je suis installé et je déballe mon sac en entier, pour préparer la revue de paquetage. Une douche et une sieste. Je prévois d’aller faire des emplettes chez un grand magasin de sport bien connu en France. J’avais besoin d’un nouveau t-shirt, l’autre est troué à plusieurs endroits à force d’être lavé tous les jours. Une paire de chaussettes qui n’a pas fait longtemps, neuves à Rome.

Bon le folklore, c’est d’y aller en bus aller et retour, cela se fait mais c’est sport; pour acheter les tickets, les valider et les connexions … Mais on y est, c’est l’Italie!

Retour , je voulais manger car depuis ce matin je grignote. Le restaurant de l’hôtel et ferme, alors après m’avoir donner une adresse je m’y rend. Des pâtes aux fruits de mer … Parfait

Voilà mes amis, pour cette dernière étape italienne, elle fut difficile mais elle est à l’image de mon parcours; c’est énormément d’énergie dépensée et peu de récompenses. Le gros point positif, c’est le sens de l’accueil et de l’hospitalité des Italiens qui pour le moment surpasse la France et l’Espagne. Le gros point négatif c’est le manque d’espace naturel, beaucoup de routes et la saleté de l’environnement.

Demain, c’est encore Bari, un peu de repos, refaire le sac, préparer l’embarquement et aller dans le centre.

Bises de Bari 😘

Voici le lien du jour

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Ql6c5B6JHyEggK76JwEAAAAAE1kZjNGH8HM2Mg

Total : 3330 kms


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4 réponses à « Italie 63 Giovinazzo – Bari »

  1. Presque 3333 km, quelles aventures ! Bon courage pour la suite, je suis toujours ton périple, lis tes commentaires, imagine les chemins et les routes avec leurs chauffards…

    Fred

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Fred, pour ton assiduité, tes mots arrivent à point nommé.

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  2. buena suerte en tu nueva etapa

    saludos.

    roberto gonzalez

    Aimé par 1 personne

    1. Muchas gracias Roberto 🙏

      J’aime

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