Italie 52 Benevento – Buonalbergo

« Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux. » Confucius

161 eme jour sur le camino; Aurores, paysages, chiens, accueil et assurances

Notre soirée a Benevento, après la visite et le restaurant est des plus simple. Il s’agit de préparer son sac pour un départ aux aurores encore une fois. Je me demande quand la fraîcheur va revenir ?

Lever à 4h30 comme à l’accoutumée mais avec une surprise. Pas d’eau dans l’appartement. C’est la première fois que cela m’arrive. On se prépare et on avale quelque chose en recherchant un bar ouvert à cet heure. À 5h12 j’enclenche ma montre. Il fait déjà chaud avec tout ce béton. Fort heureusement, nous tombons sur un café ouvert, proche d’un lieu de rassemblement des ouvriers municipaux. On en profite pour nos besoins naturels du matin.

La suite, on va le déguster de suite après le café car la pente nous attend. La sortie de la ville, rien à dire c’est pareil, sale, délabré, pas entretenu et des fuites d’eau.

Bref ça monte longtemps. On est remonter à plus de 400 quand on arrive du côté de Paduli. La encore un petit bar nous permet de nous réhydrater. Finies les fontaines du nord. Après la ville, la campagne, plutôt jolie, propre avec de bons chemin. Des plantations de tabac en grand nombre, du pois chiche et toutes sortes de courgettes.

L’approche vers notre destination nous challenge. C’est joli mais cela se mérite, une série de montées et de descentes finissent les cuisses pour la journée.

L’arrivée se fait par le dernier km en montée. Un homme nous interpelle et nous amene directement à la Casa Del Pellegrino. Une vielle bâtisse mais qui dispose de toutes les commodités du pèlerin. En plus il nous font le dîner, le tout pour 25 euros chacun. Bon il n’y a pas de Clim, mais le vent d’altitude réduit la sensation. À peine, les explications terminée et l’homme s’en va … il semblerait que ce soit le mari !

Après voir déposer nos sacs, sur les indications données par notre homme, nous allons faire quelques courses mais dans aucun des bars ouverts on peut grignoter quelque chose. On retournera donc à l’épicerie pour assembler un semblant de repas.

L’après midi se présentait bien jusqu’à ce que Diana arrive dans tous ces états pour me signaler que l’établissement d’hier veut lui faire payer 520 euros pour une inondation dans l’appartement. Quand on est partis, aucune goutte ne sortait mais la tenancière nous accuse d’avoir laissé les robinets ouverts. Bien sûr nous avons manipulé les robinets mais en aucune façon l’eau aurait dû déborder, si par inadvertance nous avions laissé un robinet ouvert. Affaire en cours et à suivre.

Cette situation m’a amené à discuter de couverture d’assurance avec Diana. À ma grande surprise, elle n’a que sa carte Européenne de sécurité social et rien d’autre, pas de mutuelle, pas de carte bleue avec assurance et d’assurance voyage. La discussion se bloque quand elle me dit qu’elle mesurait les risques et prenait ses responsabilités et qu’elle continuerait ainsi.

Sans changement de sa part, elle continuera seule son voyage car je ne peux cheminer avec quelqu’un d’irresponsable. Je mets cela sur son innocence et en plus, vivant sur une base militaire, elle est coupée des réalités de la vie.

À la fin de la soirée, elle m’avouera qu’elle ne connaissait rien sur le sujet, rendant mon doute une certitude. Elle fera le nécessaire par la suite.

Un épisode qui me laisse perplexe car à mi chemin, je ne m’attendais pas à jouer ce rôle. Le chemin me parle mais là, je ne le comprends pas.

À 20 h Antonio et Antonella viennent avec le repas et nous mangeons ensemble. Bien que la barrière de la langue soit présente, on a la certitude d’avoir à faire à des personnes nobles. Ils ne connaissent pas Santiago, ne bougent pas de leur village mais depuis plus dix ans ils logent et prennent leur dîner avec les pèlerins de passage; Le contraste est énorme avec cette Francegina sud belle mais sauvage, difficile. on les embrasse bien fort.

Voilà les amis encore une journée bien singulière, demain la montagne,plus haut encore, on frôlera les 1000m.

Bises 😘

Voici le lien du jour

https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhMwt_XmFVdLTIUvLow

Total: 3087 kms


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2 réponses à « Italie 52 Benevento – Buonalbergo »

  1. A priori, trop de souffrances !!! 😰😰😰

    Il faut opter pour le « Bouddhisme » . 👍👍👍

    Son principal but : Se libérer du cycle de la souffrance. 🤔🤔🤔

    De plus, il accepte toutes les religions comme des moyens valides de développer ses propres valeurs essentielles , « La compassion et la sagesse »

    Ne plus hésiter, l’important est dit, bon voyage….GMC 😔😔😔

    Aimé par 1 personne

    1. Non il n’y a pas de souffrance, le chemin nous apporte des messages qu’il faut déchiffrer. Les états d’âme ne sont que nos propres émotions. Il reste notre libre arbitre pour mettre fin à toute sorte de souffrance.
      Quant au Bouddhisme, il est certainement une des voies vers l’élévation de l’âme. Ce n’est pas la mienne. De plus, je ne dois pas être chanceux, car les occidentaux, qui se prétendaient bouddhiste, rencontres dans ma vie n’étaient en fait que pychocentrés sur leur bien être tout en profitant de leur entourage. Mais peut être en Indes c’est différent…
      Bises à vous deux 😘

      J’aime

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