« Personne n’a vécu dans le passé, personne ne vivra dans le futur ; le présent est le mode de toute vie. » Arthur Schopenhauer
115eme jour sur le Camino ; le changement
Nous étions restés hier soir à Varazze dans un petit hôtel familial. Nous avons pu être en demi pension ce qui nous a permis de prendre du temps pour laver nos vêtements , oui c’est simple mais de temps à autre il faut passer par la machine car à la main cela ne suffit plus. Tous les marcheurs connaissent cela .
Donc soirée tranquille, avec deux femmes d’âge mûr pour partager le repas. Quelques conseils de femme sont donnés à Jetzabel. Le tout dans une langue inventée mélange d’anglais, espagnol français voire d’allemand.
Une nuit reposante, peut être le fait que le changement est acté. En tout cas ce matin nous partons à la gare, direction Pavie en Lombardie, via Genes. Pourquoi Pavie parce que c’est le plus proche de l’autre chemin, environ 130kms.
En route pour le train, facile à prendre, beaucoup de monde à bord, il allait à Milan.
Nous desecendons à destination, un autre monde, l’air est plus respirable, les gens différents. Nous cherchons un endroit pour manger, ce sera face à la majestueuse cathédrale de Pavie. On y remarque que la vie est moins chère.
À la fin du repas, la cathédrale ouvre, nous y faisons notre première visite, c’est comme un plein d’énergie; difficilement explicable.
À l’issue on décide de rejoindre l’auberge Santa Maria In Betlem en passant par le pont Coperto. Une sœur nous accueille, explique à la militaire, hommes et femmes séparées. Voilà un retour à l’ambiance chemin. Ce soir je suis avec un tchèque qui va à Rome, enfin un pèlerin !!!
On pose nos sacs et allons faire un tour dans la ville, l’ambiance y est tranquille, le centre est sans voiture. Nous allons surtout voir la basilique Saint Michel, très belle et beaucoup plus ancienne que la première. À nouveau, je ressens, un grand soulagement qui me laissera à plat une heure plus tard.
Le temps de profiter d’une douceur en centre puis courses et routine du soir. J’ai le sentiment ce soir d’avoir fait le nécessaire.
De, plus j’ai pu avoir des ce matin Jean François au téléphone pour me confectionner un autre bourdon ! Je suis comblé.
C’est l’heure je dois retrouver Jetzabel ! On vous embrasse.
Voici le lien du jour :


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