“Il y aura toujours des pauvres parmi vous.” Saint Marc
109eme jour sur le Camino, Italie, la côte, la langue et adaptation
Notre dernière nuit à Menton a été un peu perturbée, du bruit et des moustiques mais aussi un peu d’appréhension car un changement de pays ce n’est pas rien.
Ce matin, nous laissons l’appartement de Vincent, que nous ne cesserons de remercier, pour s’élancer dans un Menton qui se réveille. C’est jour de marché, les étales sont en cours de préparation. Nous suivrons le bord de mer durant toute l’étape.
Peu de temps après la sortie de Menton, c’est déjà la frontière, je m’attendais à un contrôle puisque le site du ministère l’annonçait, cause G7, mais rien du tout. Seuls trois militaires italiens bavardant.
A peine, passés la frontière, le changement est notable. Le front de mer n’est pas très bien aménagé et nous suivons une voie avec du trafic. À leur décharge, pas beaucoup de place entre falaise, route et train.
On arrive Vintimille, par le vieux quartier , l’ambiance des cafés est déjà la. On continue vers la ville, on tombe sur un vide grenier et un centre ville grouillant, les terrasses pleines et la volubilité des italiens n’est pas une légende.
S’ensuit un long tronçon de plages désertes à Bordighera avec des terrasses privés. Il fait gris et parfois nous recevons des gouttes. Ce qui explique un peu pourquoi ; enfin peut être.
On s’arrête manger et on essaie de parler italien, c’est pas gagné !
On continue sur la route de la corniche, on passe Ospedaletti et pour arriver sur San Rémo, un ancien tunnel de chemin de fer, environ deux kilomètres de longueur, nous fait arriver directement dans la ville.
Sensation garantie au fond de ce tunnel qui retrace par des panneaux l’histoire de la fameuse course du Milan San Remo
On arrive à la trentaine de kms, ce qui n’était pas prévu comme cela sur la carte et on se presse pour rejoindre le centre Caritas ou l’on devait faire étape sauf que…
Ultime rebondissement, on arrive au fameux centre, et l’on nous annonce qu’il n’y a plus de place. Première déception, la fille nous dit qu’elle cherche un autre endroit sauf que …
A l’entrée ou nous nous trouvions, un type tombe et fait une crise d’épilepsie. La personne qui s’occupait de nous change naturellement de priorité. 15 minutes plus tard l’ambulance est là.
Nous comprenons le message que la providence nous envoie. L’étape devait se faire dans un centre qui accepte les pèlerins mais qui surtout recueille les personnes en difficultés. La responsable a préféré donner nos places à des personnes en difficultés. C’est naturel. Notre place n’est plus ici.
Nous lui enlevons le poids d’une recherche dans un autre centre compte tenu des circonstances. On finira par aller dans un hôtel. Compte tenu de l’heure, nous n’avions pas d’autre alternative.
Une première journée à rebondissements et grosse étape. Un petit bilan des étapes s’impose.
Voilà les amis, l’aventure continue, on vous embrasse.
Voici le lien du jour
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhLx5_MZbOtUGlM0UzA
Total: 2050, 15 kms


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