“ On cherche le bien sans le trouver, et l’on trouve le mal sans le chercher” Democrite
93eme jour sur le Camino, Solitude, soleil, cailloux et retour aux sources
Après la routine d’hier, j’ai pu profiter de ce beau gîte en solitaire, Jusqu’a faire un peu de cuisine pour changer des plats traiteur. C’est donc seul que j’ai passé la soirée.
La nuit fut agitée et le réveil avec l’aube du jour. Je décide de me lever et prendre mon temps pour me préparer. Finalement je ne commencerais la marche qu’à 8h.
Je laisse ce gîte en me disant que ce sera difficile de faire mieux, depuis Arles je suis gâté.
Je sors de Paradou pour entrer dans Maussane, les villages se touchent avec l’urbanisation galopante . Le Camino suit l’ancienne voie de chemin de fer. Enfin j’aperçois les roches caractéristiques des Alpilles avec les Mas plus beaux que les autres. L’odeur des pins et de la végétation en fleur vous emplit le nez.
Il ne fait pas encore chaud alors je profite d’avancer. Ensuite le chemin nous fait traverser un golf, dans lequel on aperçoit l’autre monde, celui qui profite pendant que les autres se tuent au travail, et moi au milieu. On nous prévient de faire attention aux balles de golf… Ils sont si mauvais que cela !
Forcément le cadre est soigné, et c’est agréable de pouvoir le voir. Enfin à la sortie, on monte d’un étage en altitude. Ce n’est pas difficile mais maintenant la garrigue n’a pas beaucoup d’ombre. Ça commence à taper. Le paysage présente les stigmates d’un incendie récents, quel dommage.
J’arrive au village d’Aureille, un petit marché local est déployé, un bar ouvert, j’en profite.Je suis dans un autre monde, pas du tout habitué aux pèlerins. On me regarde, on s’interpelle devant mon “bâton” mais on ne m’adresse pas la parole. Tant pis, il y avait une occasion de s’éveiller un peu.
C’est déjà le milieu de la journée et le soleil tape. Je repars pour la deuxième partie des Alpilles. Ça grimpe un peu, des chemins plein de cailloux roulants et brûlants …un air de canicule ! Heureusement il y a un petit vent qui rafraîchit parfois. Le point de vue me permet de voir toute la plaine du Crau et ses usines mortifères au loin.
Cette portion me coûte avec la chaleur. J’arrive enfin à Eyguieres. Je trouve un coin pour prendre mon repas. Les restes d’hier soir. La pause est la bienvenue. Une gêne est apparue dans le genou droit … à surveiller.
Enfin j’amorce les 10 derniers kms pour arriver à Salon, de grandes lignes droites sans beaucoup d’intérêt, je cherche l’ombre.
Enfin le centre, je rejoins le gîte où l’hospitalière Aline m’attend. Mais avant je me fais traiter de connard par un automobiliste qui trouvait que je n’allait pas assez vite pour traverser. Je retrouve Salon.
Les règles sont plus strictes ce soir mais je suis heureux de pouvoir bénéficier de ce gîte communal. Ce soir je serai seul encore, d’ailleurs comme sur le chemin. Quelques randonneurs bien propres seulement.
Voilà la routine, les courses et je profite d’une glace sur la terrasse du café Mus; bien connu.
Voilà les amis, une étape longue et bien seul mais ce sera comme cela maintenant. Demain direction Aix, autre grande étape de 38; je me réserve le bus si je passe en surchauffe.
On vous embrasse !
Voici le lien du jour
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhLcesm5e492gJhMUNQ
Total : 1693,26kms marché


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