“Commence déjà à être l’ami de toi-même. Tu ne seras jamais seul” Seneque
35eme jour sur le Camino, hiver, déception et espoir.
Après une soirée tranquille à Los Arcos, la nuit a été reposante, au point que ce matin le réveil fut difficile.
En fait le ton était donné pour la journée. L’hiver est revenu, du vent, du froid et un peu de pluie. Ça c’est pour le décor.
Cette étape courte devait être une promenade bucolique, connue tout du moins comme cela. Il m’en fut rien.
Je pars ce matin l’esprit et le corps encore endormis. Jetzabel reste pour attendre son bus. Je serais bien resté au chaud encore un peu.
Sorti du village, je rencontre “Alfonso” le coq, ( je les appelle comme cela en Espagne en hommage aux rois d’Espagne et Dagobert en France). On fait connaissance et il pose pour la photo.
Comme à l’accoutumée, j’aborde un dénivelé positif ponctué de descentes abruptes. J’ai beaucoup de mal à gérer le mental et l’effort à fournir. Je trébuche, me bats avec mes chaussures et mon sac, tout me gêne.
A 10kms, un footruck saisonnier s’est installé en pleine campagne pour proposer boissons et friandises. Je décide de m’y arrêter et souffler un peu. C’est un canadien installé en Espagne aidé d’une jeune texane … Étonnant !
Je m’installe et un couple de sud-coréens m’interpelle au sujet de mon bourdon. La discussion s’engage. Cette petite discussion m’a remonté le morale.
Une rencontre ensuite avec une famille de Madrid qui marche avec des tout petits, me réchauffe le cœur. Et oui, on peut commencer très jeune. Cela donne de l’espoir pour l’avenir.
Je continue jusqu’au village, perché à presque 700m, de Villamayor de Monjardin. Cet endroit est particulier. La première fois que je suis allé sur le Camino, c’est ici qu’il m’a éjecté avec une glissade qui m’a value une déchirure musculaire au dessus du tendon d’Achille. Deux jours plus tard je rentrais en France. Ma première leçon apprise sur le Camino.
Enfin j’arrive à la halte attendue, au village d’Azqueta. L’endroit est franchement bien placé sur cette étape. C’est un nouveau propriétaire, hollandais qui a repris.
J’y reste un moment et j’en profite pour commander une paire de chaussures car je m’aperçois qu’elles donnent de sérieux signes de faiblesse. Il faut qu’elles tiennent jusqu’en France.
Je repars du lieu, reposé et désaltéré. Il reste 5kms en descente pour arriver à Estella et rejoindre Jetzabel.
Je passe à Iratxe et sa fameuse fontaine à vin, je prend une photo rapidement car un espagnol attendait. Il venait de descendre de sa voiture pour aller à la fontaine… Chacun ses besoins !
Jetzabel m’attend à l’auberge. Je dépose mon sac et nous partons manger. Le climat n’est pas propice à la ballade alors c’est retour à l’auberge.
La morale de l’histoire c’est qu’il ne faut pas sous estimer les petites étapes, les contextes font changer les perceptions.
Voilà les amis, on vous embrasse
Voici le lien du jour
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhKYDqPykC6DLm2d2lA
Total: 804,81 kms et 23 kms en voiture


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