« Personne ne se lasse d’être aidé. L’aide est un acte conforme à la nature. Ne te lasse jamais d’en recevoir ni d’en apporter. » Marc Aurele
32eme jour sur le Camino, Chaleur, douleur, paysages et vérité.
Tout commence à Santo Domingo hier soir avec une auberge bon rapport prestations/services. Nous sommes allés faire un tour le soir et notre présence a coïncidé avec un événement tragique dans la ville. Un jeune de 20 ans, disparu depuis plusieurs semaines a été retrouvé, décédé, dans le fleuve Ebro. Ce dénouement tragique a donné lieu hier soir à un grand rassemblent pour un hommage à ce jeune homme. Qu’il repose en paix.
Ce matin, après une mauvaise nuit, ça devient une habitude, on est tous les deux sur la ligne de départ.
Nous nous élançons et comme toutes les cités traversées par une rivière, il y a du dénivelé à l’arrivée et à la sortie. Ça ne nous sera pas épargné. Les premiers kilomètres se font avec une belle pente, sous le soleil déjà fort. Je suis déjà devant car Jetzabel n’est pas au mieux.
Rendez vous est pris au premier village à 6 kms; Cirueña. J’ouvre la marche et trouve le café, déjà connu, ouvert. Jetzabel arrive et le bilan est négatif. Sous la chaleur et le dénivelé pas possible de développer son pas, trop de douleurs.
L’étape s’arrête donc ici pour Jetzabel. Elle trouvera un bus pour me rejoindre à destination. Nous restons un moment ensemble pour discuter de la suite et je repars.
Je profite de mes bons souvenirs en topographie pour monter une route différente au Camino; qui longe encore la nationale. Aujourd’hui je ne voulais plus rencontrer de pèlerins en face.
Bien m’en a pris car la providence m’a offert un chemin par la forêt et de belles vues en hauteur. Seul dans la forêt sans bruit, sans personne, j’ai apprécié ces moments.
Mon détour m’amène au village d’Alesanco. Une pause s’impose car la chaleur est la. Ces premières chaleurs sont éprouvantes et les écarts de température fatigants. les autochtones se questionnent, un pèlerin ici, qui va dans le sens contraire … mais pas un osera m’adresser la parole. Que bien !
Jetzabel m’annonce que son bus la fera arriver à 15h15, il est temps pour moi de reprendre. J’évite le Camino à Azofra pour le retrouver à proximité de la destination juste avant d’avaler la dernière côte du massif de la Malpica qui suplombe la ville, puis une descente prononcée me fait arriver avant l’heure du bus.
Je m’installe à une terrasse, en sueur, et j’avale un litre d’eau en attendant Jetzabel. Elle me rejoint une demie heure plus tard.
Nous passons la soirée à discuter de la suite mais il semblerait que son retour soit au départ de Puente la Reina.
Voilà les amis, c’est vendredi bon week-end à vous
Voici le lien du jour
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhKRk5IRLPjSKBVHQ6Q
Total : 721,53 kms et 23 kms en voiture.


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