Voilà bientôt un mois que nous sommes à l’heure mexicaine et cette semaine nous nous sommes rapprochés de l’océan Pacifique du côté de San Patricio Melaque; toujours dans l’état de Jalisco.
San Patricio n’est pas une station balnéaire à la mode, c’est un village où plutôt un bourg qui n’évolue pas beaucoup depuis la vingtaine d’année que je le visite. Sa plage de cocotiers, sa lagune peuplée de crocodiles, ses couchers de soleil à couper le souffle et ses plantes exubérantes aux fleurs multicolores.
C’est aussi des rues en terre défoncées dans lesquelles se mêlent voitures, vélo, motos, piétons et terrasses improvisées de vendeurs en tout genre. Le soir venu, le village se transforme en un restaurant géant. Tout se passe dans la rue au son des sonos surpuissantes embarquées sur tout ce qui peut rouler; quadrillant les rues jusqu’à tard dans la nuit.
À cette période de l’année, la seule supportable pour un normand, il y fait un certain bon vivre, propice à “descansar” (se reposer) comme on aime à dire ici.
Les canadiens et américains , génération 70, ne s’y trompent pas et viennent passer les mois polaires de leurs pays, couler une retraite chaude et joyeuse, devant les yeux perplexes des mexicains; emportés par leur vie haute en couleurs.
Cependant cette année est particulière et je n’arrive pas à me connecter au “flow” local, mon esprit est ailleurs, vous vous doutez bien pourquoi. L’esprit est du côté spirituel et cherche à en connaître encore plus. Or, ici je suis à l’antipode. Il n’empêche que cette situation paradoxale m’a permise de me rendre compte que je me sentais enfin prêt pour le grand voyage. Rien n’arrive au hasard !
On vous embrasse avec une pensée particulière à Marie-Claire !
Voici le lien pour l’album de la semaine:


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