« Le courage et la persévérance ont un talisman magique devant lequel les difficultés disparaissent et les obstacles s’évaporent » John Quincy Adams.
La Via de la Plata à cette particularité d’offrir de grands espaces de nature, sans aucun service et village pour votre logistique.
Ces deux derniers jours c’était le cas et nous avons donc opté pour le bivouac en lieu et place de solliciter les services des hostales et auberges éloignées. Donc non, nous n’avons pas été séduits par les sirènes de la facilité. C’est aussi pour cela, par économie de batterie, que nous n’avons rien publié.
Nous voilà donc parti jeudi de Galisteo après une grasse matinée à 7h pour réaliser les 11 kms sur route pour atteindre Carcaboso, notre lieu intermédiaire pour laisser passer les heures chaudes.
Nous nous installons à la terrasse d’un café et profitons de cette fin de matinée ensoleillée. Une fois repus, une petite sieste s’impose dans le parc.
C’est vers 17h que nous reprenons notre marche,ravitaillés pour deux jours et personnellement débarrassé de mes chaussures de montagnes après avoir découvert la sensation de liberté de la sandale. Nous sommes complètement à contre sens des pèlerins habituels qui sirotent leur demi aux terrasses des cafés refaisant l’étape à cette heure ci.
Donc direction la dehesa et pas n’importe laquelle los llanos de la Jarilla ; A mon goût, c’est la plus jolie étape réalisée. De plus au soleil tombant les lumières sont belles. La première heure de marche fut très chaude quand même.
Après 26 kms , le soleil se couche et il est temps de trouver l’endroit pour bivouaquer. C’est un exercice qui n’est pas encore bien rodé et nous installons notre camp pour le mieux.
La nuit tombe et quelques gouttes se font sentir, l’orage se formait déjà en fin de soirée. Le temps de manger notre sandwich et il est temps de se mettre à l’abri. Le reste fut un déchaînement de pluie et de vent avec des éclairs impressionnantes. Le Tarp s’envole, je consolide comme je peux… Pendant ce temps là la pluie rentre dans nos couchages … un combat contre les éléments qui durera jusqu’à deux heures du matin !
C’est après cela, une fois tout calme, que nous trouvons un peu de sommeil dans nos duvets humides et quelques moustiques qui vous rappellent la réalité.
Les premières lueurs du jour nous réveillent et bien sûr, lever un camp mouillé c’est tout un art ‘
Une fois tout replié, en espérant pouvoir faire sécher cela en fin d’étape, nous partons pour 23 kms afin de boucler cette partie du Camino.
Bien sur, le point culminant, c’est après la Dehesa, d’arriver aux ruines romaines de Caparra dont l’arche est l’emblème non officiel de la via de la Plata.
Après une petite discussion avec les gardien des Lieux, nous repartons pour la fin de cette étape qui nous amènera tristement par la route Aldeanueva del camino.
Petit village où l’ambiance montagne se fait sentir, avec enfin une certaine amabilité et bienveillance pour les pèlerins.
Nous retrouvons Dominique, Eugenia et Hanz ; notre petit groupe formé depuis pas mal kms.
Demain nous quittons l’Extremadure ou rentrer en Castille et Léon ; cela sent la fin du périple.
”








































Laisser un commentaire