Norte 28 A Caridà – Ribadeo

“Dieu est un océan, dont nous n’avons reçu que quelques gouttes…” De Leibniz

27 eme jour sur le Norte , bienvenu en Galice

La soirée d’étape à Caridà s’est déroulée très tranquillement. Une fois la routine terminée, c’est la série des questions réponses pour les étapes suivantes. En effet les guides prévoient une étape de 40 kms en montagnes et a donc de quoi affoler les plus expérimentés.

Pour ma part et comme toujours, je prépare mes étapes à l’avance, bien au chaud à la maison. C’est une façon de voyager avant l’heure. Mon objectif est de ne penser à rien d’autre que la marche. Oui, certains diront que tu prends des risques s’il se passe quelque chose.

En effet, mais ma trousse à outils de secours possèdent bien des atouts et ne sert que rarement. Alors que, étudier les étapes sur le tas et aller au petit bonheur la chance pour trouver un lit tous les jours, je n’appelle pas cela de l’aventure. C’est s’embêter pour rien.

Soit on se lance dans l’aventure et on a tout ce qu’il faut dans le sac ou bien, comme moi, on planifie ses étapes car on se connaît bien. Mais bon, c’est peut être un passage obligé sur le chemin pour certains.

En tous cas, les conseils sont donnés à ceux qui demandent et après chacun possède son divin libre arbitre.

La soirée, à l’auberge permet donc les échanges, ça cuisine, un bière pour l’amitié et l’ambiance est bonne. Le temps passe vite et déjà on prépare son sac pour le lendemain avant d’aller dormir.

6 jeunes espagnoles arrivent tard à l’auberge. Ils ne font pas trop de bruit mais ils ont décidé de cuisiner et de nous faire partager les odeurs dans tout le dortoir.

Ce soir, toutes les fenêtres sont fermées car la sono du village est en action. La nuit fut décousue, Florio installé au dessus bougea beaucoup avec un lit qui grince. Encore une fois les bouchons seront efficaces.

Ce matin, debout à 5h avec mal au ventre. J’ai sûrement trop mangé hier soir. Quand le corps est en fatigue générale, mon ventre est sensible. Je dois faire attention. La sono joue encore !

Alors ce matin, ce sera très léger comme petit déjeuner et surtout hydratation toute la journée.

Ce matin, des jeunes passent devant l’auberge en état d’ébriété. Quel contraste !

Départ 7h30 avec Florio. L’idée, ce matin est de sortir du camino pour aller voir le lever de soleil sur la côte. Le trajet est optimisé pour arriver à l’heure. Michèle et Gilles nous rejoignent.

La récompense est là, la lumière du matin nous donne de belles couleurs sur les rochers. On restera un bon tronçon sur cette côte découpée. La plage de Monellos puis El Cabo Blanco, la punta de Atalaya …

C’est la dernière étape maritime et comme un adieu, nous en avons plein les yeux. Jusqu’à Tapia de Casariego, c’est très agréable. Dans ce bourg, on trouvera una panadería ouverte. Notre jeune couple italien nous rejoint pour un petit déjeuner improvisé.

Helena et Mateo, deux jeunes partis de Turin représentent pour moi l’espérance de cette jeunesse bien consciente du monde dans lequel nous vivons. Bravo à tous les deux pour ce périple. Ça méritait une photo.

Ensuite je reprendrais mon rythme, jusqu’à la destination. En préparant cette étape, j’avais voulu suivre le chemin côtier. C’était sans compter nos amis agriculteurs qui ont avalé une partie du chemin. J’ai dû faire du tout terrain pour le retrouver.

Enfin j’arrive à la frontière avec la Galice. Il reste à passer ce pont des saints. 600 m de long et 34m de haut. Une simple barrière à droite. Un grillage de protection pour les voitures à gauche. 50cm de large.

Je l’avais déjà écrit mais quand je marche longtemps, j’ai le vertige sur ce type d’ouvrage. Pas en montagne, pas quand un ravin est présent ou une falaise mais les ponts … Pourquoi ?

Donc, ça pas été simple de passer l’obstacle. Il a fallu rester bien concentré sur le devant.

Une fois passé, c’est la libération. Direction la ville. Il est un peu avant 15h alors je cherche un endroit pour manger, c’est l’heure en Espagne. Je ne voudrais pas que l’on me fasse encore le coup de la pancarte Cerrado.

Finalement je trouverais une gargote à la station de bus. C’était plutôt pas mal pour un menu à 17 euros boissons comprises.

Je file à l’hôtel, les terrasses de restaurant au bord du port de plaisance sont pleines et des gens attendent encore pour avoir une place. Je suis content de m’être arrêté avant.

L’hôtel est fermé, c’est encore un Check in par caméra , je n’aime vraiment pas cela. Mais bon la chambre est bien et j’ai la vue sur le port.

La routine commence…

Total : 705 kms

Photos:

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Ercp8wW-rPxNvBNa811Cqh4BqSc1qxeCDD2KskElhwGLyw


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