« Moins vous êtes, plus vous avez… Ainsi, toutes les passions et toutes les activités sont englouties dans la cupidité. » Karl Marx
Après avoir profiter de l’après midi à Gijon, ma soirée se terminera en chambre. La routine du pèlerin et je ne m’attarderais pas. À 20h30 extinction des feux.
La nuit fut longue et décousue. L’essentiel était de multiplier les cycles de sommeil pour cumuler le maximum de sommeil profond. Malgré des réveils j’arrive bien au résultat au petit matin.
La routine du matin est rapide mais un point d’attention se porte sur les chaussures. En effet, première étape avec les nouvelles semelles et le point de douleur dans le genou droit est toujours là. On verra.
Ce matin, c’est petit déjeuner à l’hôtel. Le luxe, enfin c’est pas le Sheraton non plus. Départ à 8h ce matin car je ne voulais pas attendre encore pour le Check in. Autant que ce temps serve à autre chose.
L’étape d’aujourd’hui est connue pour ne pas être de toute beauté. Ce fut le cas.
Tout d’abord, il faut sortir de la ville par les boulevards. Un bref passage par la plage de Poniente sur laquelle je verrais la lune presque pleine. Il faudra plusieurs kms pour sortir. Seul les coquilles sur les trottoirs donnent une âme à ce conglomérat d’immeubles hideux. Bien sûr le contraste est grand entre l’arrivée d’hier par les lotissements et maisons bourgeoises et ces quartiers populaires où les travailleurs s’entassent.
Ils s’entassent ici car aussitôt sorti de la ville, derrière une petite colline, un grand complexe sidérurgique avec sa torchère, ses fumées et ses retombées ocres que l’on trouve partout sur le sol. Ce complexe s’étend jusqu’à la destination Avilés.
Un casque à réduction de bruit, une belle musique et le pas rapide, font que tout cela me parait lunaire. Néanmoins je reste lucide devant cette catastrophe; liée à notre mode de vie.
Après le contournement de ce premier complexe, la difficulté du jour. Une montée sur la colline de l’Alto de Areo. Un petit poumon vert coincée entre deux monstres d’Arcelor Mittal. Profitons alors.
Dans la montée, je retrouve le pèlerin argentin. Cela faisait plusieurs jours qu’il ne croisait plus mon chemin. Ce sera le dernier également car demain il repart à Madrid pour l’Argentine ensuite.
Encore un de moins du groupe de départ d’Irun. Il y’a bien d’autres mais ils me sont inconnus pour le moment. Il ne reste que Florio, le suisse qui soit encore présent.
Après cette travée verte, on redescend dans la plaine. À l’arrivée à proximité de l’autoroute, on rejoint également le deuxième monstre.
L’approche sur Avilés est pas terrible, coincé entre le monstre et l’autoroute, peu de place pour la nature et pour les hommes. De vieux bâtiments pour la main d’œuvre me rappellent les romans de Zola.
Avilés vous accueille par un front d’immeubles hideux, puis le centre devient plus typique. La mairie est une copie de celle de Madrid.
Bref, j’arrive à l’heure pour aller à l’hôtel du jour. Bien oui encore un hôtel car Avilés possède bién une auberge mais elle n’a pas bonne presse. Alors je profite des prix basse saison.
Après avoir récupérer ma chambre, direction le centre pour le seul repas de la journée et faire quelques courses pour les encas du soir et de l’étape de demain.
En tout cas les pieds ont tenu le choc avec ces nouvelles semelles. Je suis plus confiant.
Demain, on retrouve la nature et le terrain se plisse à nouveau.
Total : 569 kms
Photos
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