Norte 9 Pozueta – Bilbao

« “Soyez gentil, car chacun que vous rencontrez mène un combat difficile » Socrate

Commençons comme toujours par la soirée à la ferme auberge. Comment dire; un Capharnaüm !

L’idée semble bonne, mais à deux pour gérer une auberge pleine, plus des tentes qu’ils louent, soit une trentaine de personnes. Il pleut, alors la machine à laver et le sèche linge sont pris d’assaut. 10 euros pour l’ensemble. C’est cher. Mais le basque est malin et en fonction de la météo le prix change. Si cela en restait là. Non, la machine est du type premier prix, à bout de souffle et le sèche linge, on ne le verra pas car en zone privé. Bref je donne mon linge à sécher et 2h après toujours rien. Je demande et me fait engueler, je récupérerai demain matin me dit on. J’ai froid car j’ai tout lavé, il s’en fout. Je reviendrais à la charge plus tard.

Le repas communautaire, bonne idée, mais toujours pareil, 13 euros pour un bouillon de pâtes, une salade avec du thon et de l’avocat, il faut le chercher. Ensuite une escalope de dinde avec des poivrons et de la pastèque en dessert. C’est encore cher.

Ces détails sont pour démontrer comment les chemins espagnoles sont devenus des engins commerciaux. Je considère que lorsqu’une relation commerciale est payante quelque soit le prix, on est en droit d’attendre que l’établissement soit en règles, au niveau sanitaire et sécurité, que ce soit alimentaire, hygiène … ce qui n’est pas le cas. À part ça, ça roule en Audi

Ce serait en donativo, il en existe encore, dans ce cas le pèlerin ne peut rien exiger. C’est mon point de vue.

En tout cas je ne retrouverais mon linge qu’au dernier moment avant de dormir et toujours humide bien sûr !

Revenons à notre étape. Après une nuit avec mes bouchons d’oreilles salvateurs, j’ai pu résister aux ronflements de ma voisine italienne. Impressionnante!

Je suis prêt rapidement, mes réflexes militaires sont toujours là. J’avale ce qui semble être un petit déjeuner laissé en vrac au milieu des tables, attaquées par une bande de requins affamés.

Décidément ce nouveau groupe ne me convient pas. Je sors, les premières lueurs du jour commencent à poindre. Il fait très frais ce matin, 10 degrés. Le départ est simple, route et descente, je respire d’être libéré.

Un autre me suit, le polonais. Une flaque d’eau dans un tunnel l’arrêtera. Il passe en mode flamand rose pendant que je remonte pour traverser la route. Ou est leur intelligence de situation ?

La suite, ça monte pas mal, une succession de chemins boueux en forêt et de la route. Ça pique mais le corps répond bien et la volonté, elle, est toujours là.

Arrivé à Larrabetzu, je pensais mériter un café après plus de 10kms. Ce sera juste quelques gâteaux secs sur un banc car rien d’ouvert. Pas question de traîner alors je repars.

S’ensuit une longue ligne droite jusqu’à Zamudio en passant par Lezama. J’y trouverais ma première cafétéria ouvert. Ce sera la longue pause.

Pendant la pause, aucun pèlerin qui passe. Je n’ai vu personne. Où sont ils ?

Je repars donc et là, commence l’ascension de la dernière difficulté; El Monte de Avril à presque 400m. Puis ce sera une longue descente avec en ligne de mire Bilbao, la bancaire.

On y voit les nouvelles cathédrales, plus imposantes que celles de l’ancienne religion. Ici le Saint c’est l’Atletico de Bilbao , dont on peut voir les bannières accrochés un peu partout. Chacun sa foi.

Pour ma part la visite de la cathédrale de Saint Jean me suffit. Enfin, j’arrive à l’auberge de jeunesse avec appréhension car mes expériences ne sont pas des mieux.

Après le check in je dois patienter car la chambre n’est pas prête. Ok premier point mais je peux laisser mon sac gratuitement et finalement faire un tour pour voir le fleuron de Bilbao, le musée Guggenheim. Enfin de l’extérieur pour ma part. J’ai un peu de mal avec la philanthropie et le Mécénat d’un bien née, qui a ravagé des familles entières pendant des décennies, pollué pour des siècles l’environnement et maintenant adoubé parce qu’avec l’argent qu’il n’a pas partagé, il a son musée.

Je retourne à mon auberge, non pas avant d’avoir goûté aux « empanadas argentines ». Une grosse communauté argentine vit ici.

J’ai ma chambre, on est deux sur 6 lits présents, c’est bien, c’est propre. Je lave pour moins chère avec des machines pro … la soirée s’annonce bonne…. À suivre

En tout cas se termine le quart du voyage. Un tronçon difficile, exigeant physiquement. Une première partie au bord de l’océan plus belle que la dernière partie dans laquelle les récompenses de beauté naturelle étaient plus éparses .

Commence maintenant le tronçon jusqu’à Santander.

Total : 200 kms

Les images du jour

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Erf65sau4WdBlu9AJwAGWyABTQQdgYROKa5StjKe8lhJ_g


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Une réponse à « Norte 9 Pozueta – Bilbao »

  1. Cc ahh !! j aurais eu bcp de mal ds l auberge 😡business is business !!

    tu es seul avec toi même fini les échanges avec les pèlerins sympas Eva Candace … bonjour les flamands roses!!
    beaux chemins gadouilleux !! Des rencontres de nos amis à 4 pattes 🐾

    prochaine étape à Santander celle là elle m aurait bien plus … hâte de voir les commentaires et les photos de demain .
    passe une bonne nuit

    bizzz

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