Retour d’expérience sur le Matos du Jerusalemway

il est temps de donner un coup de jeune à l’article relatif au « matos ». Apres quelques périples, la vision des choses est assez différente.

L’adaptation est permanente et la marche de longue durée amène son lot de besoins nouveaux.

Le premier des critères pour un marcheur, c’est le poids que l’on porte sur son dos. Ce premier principe que j’abordais dans le précédent article, arguant que l’on porte ses peurs, reste toujours valable. Cependant la notion de confort revient par la petite porte et au fil des kms, elle sonne de plus en plus fort.

S’abriter :

1/ la tente

La tente ZPACKS FREE TRIO ( https://zpacks.com/products/free-trio-freestanding-tent ) Son poids total est de 1031g. Ce poids imbattable pour ce type d’abri permet d’envisager de porter une tente sur de longues distances. C’est une tente exceptionnelle à tout point de vue. Il ne reste seulement qu’à la tester en pleine tempête, ce qui n’est jamais arrivé.

2/ Le bivy

Pour completer la tente, nous avions choisi d’embarquer nos Bivys. Le principe du sursac qui vient s’enfiler par dessus le sac de couchage et qui permet d’augmenter la chaleur du sac et de se protéger de l’humidité. Il permet aussi, en période de climat doux, de s’affranchir de monter la tente et ainsi dormir à la belle étoile. le Bivy choisi est le BORAH GEAR ultralight (https://borahgear.com/ultralightbivy.html). 180g

En fait, j’ai préféré, et de loin, emporter la tente qui répond à toutes les situations de bivouac. Il fait partie des objets renvoyés très tôt. Cela reste un bon équipement pour des Caminos en été pour éviter les auberges surchargées.

Le Couchage

Une fois à l’abri des intempéries, il faut combattre le froid. Le froid sous la tente mais aussi dans les gîtes non chauffés en hiver. Nous avions opté pour un système multicouches basées sur un duvet complété par un drap en thermolite.

1/ Le duvet

Pour le duvet, nous avions opté pour le SEA TO SUMMIT SPARK II , 3 saisons pour le compromis entre légèreté et résitance au froid.(https://seatosummit.com/products/spark-ultralight-sleeping-bag-series). (620g)

Ce duvet est de tous les chemins, léger et confortable même pour les grands gabarits comme moi. Indispensable dans le sac pour des caminos 3 ou 4 saisons.

2/ Le drap

En complément du duvet, nous embarquons un drap SEA TO SUMMIT REACTOR EXTREME (391 g). Celui ci permet également, en période estivale, de ne pas sortir le duvet. (https://seatosummit.com/products/thermolite-reactor-extreme-liner)

C’est le complément idéal au duvet en cas de froid, son utilisation est fréquente, que ce soit dans les hôtels et assimilés (Jamais je ne rentre dans les draps fournis), systématique en auberge.

Il regule la température en été. C’est un élément indispensable et suffisant pour des caminos estivaux.

3/ Le matelas

C’est un matériel important pour l’isolation du froid qui provient du sol. Nous avons opté pour la même marque SEA TO SUMMIT Ether Light XT Insulated Air Sleeping Mat (670g). Un peu lourd je l’avoue, mais pour trouver un matelas à ma taille ce n’est pas facile. (https://seatosummit.com/products/ether-light-xt-insulated-sleeping-pad).

Cet article ne sert qu’en cas de bivouac, c’est un peu frustrant de le porter sur de longues distances. C’est le prix à payer en cas de bivouac où il s’avère indispensable.

4/ Les accessoires

Afin de compléter notre couchage, nous avons opté pour un peu de confort avec un oreiller de la même marque Aeros Down Pillow (190g). (https://seatosummit.com/products/aeros-down-pillow)

Complément de confort indispensable pour améliorer son sommeil, en toutes circonstances.

L’abri et le couchage représente donc environ 1/3 du poids du sac, c’est pourquoi il est souvent laissé de côté, à juste titre, quand on suit un camino pourvu de nombreuses auberges et en été.

Le portage

Autre article très important pour le marcheur, c’est le sac à dos. Avec celui ci,vous allez faire corps plus de 8 heures par jour. Il s’agit donc d’une pièce maîtresse qui doit allier confort, résistance, étanchéité et surtout poids. Nous avons opté pour un sac ultra léger (950g), peut être au détriment d’un peu de confort.

Il s’agit donc du ZPACKS Zip Ultra 62L Backpack et quelques options. (https://zpacks.com/products/arc-zip-ultra-62l-backpack)

En effet, ce sac est imbattable en ce qui concerne son poids à vide, sa capacité d’emport, sa résistance …Seulement au delà de l’aspect marketing, il a quelques défauts à connaître.

Tout d’abord, il n’est pas étanche malgré le marketing sur le sujet. Il faut trouver un sur-sac pour protéger l’intérieur.

Par ailleurs, tout le rangement intérieur se fait avec l’aide de sacs Zippé de type congélation. Pratique, non onéreux, transparent pour voir ce que l’on range et facilement remplaçables, ils sont incontournables.

Point de vue ergonomique, il est difficile d’attraper les bouteilles d’eau sur les poches latérales. La ceinture se détériore assez rapidement par les nombreux frottements. Enfin les sangles de portages se déforment avec le temps, ce qui rend le réglage difficile et une perte de confort survient rapidement ce qui a engendré, chez moi, des douleurs aux trapèzes et rhomboïdes assez vives.

Cela reste un super sac, mais la longue distance nécessite du confort, il n’a pas été au rendez vous pour cela.

Se nourrir/Boire

En fait, ce domaine a été la plus grosse erreur. On ne meurt pas de faim sur un camino, on arrive toujours à trouver ou bien on vous offre. Alors au revoir réchaud, popote … Seul le système de filtration de l’eau est resté.

il s’agit du système filtrant SQUEEZESawyer qui vient avec son filtre et ses gourdes souples. Un gain de poids non négligeable. (https://fr.sawyer.com/products/squeeze-water-filtration-system)

Ce système est très performant sur les bacteries mais pas forcement sur les virus. C’est pourquoi nous embarquons le stilet UV rechargeable Katadyn Steripen Ultra qui , lui, s’occupera de ces petites choses malveillantes. (https://www.katadyngroup.com/fr/fr/ult-mp-efg-steripen-ultra-uv-water-purifier~p6691)

L’ énergie

Encore un sujet difficile car beaucoup d’objets que nous emportons sont électriques avec batterie. Difficile de faire autrement sans faire de concessions importantes comme se passer d’un téléphone. Ensuite la deuxième difficulté c’est de rencontrer de l’energie. Oui dans les gîtes et restaurants mais dans la nature c’est plus difficile. Seul le soleil est une énergie disponible mais pas toute la journée. Nous avons donc opté pour le maximum d’objets rechargeables, comme vous l’avez dejà peut être constaté mais également sur un petit powerbank qui nous permet une autonomie de 2 jours environ; soit de tenir jusqu’à un endroit connecté au réseau.

Pour le powerbank, il s’agit du NITECORE 10 000 Mah (https://www.nitecore.fr/batterie-externe-en-carbone-argentee-10-000-mah-5v-3a-20w-c2x39786222).150g ce qui est une belle prestation pour ce type de powerbank.

Pour recharger, nous avons choisi un chargeur rapide et puissant, permettant lors d’une pose dans un bar de récuperer très vite de l’energie sur plusieurs appareils en même temps. il s’agit du ANKER 735 nano (https://www.anker.com/eu-en/products/a2667?variant=41510459736254&ref=collectionBuy)

Tout ces articles ont fait leur preuve au quotidien, robustes et puissants, ils sont de tous les voyages.

Voir

Une Bonne Lampe frontale est indispensable, nous avons enfin trouvé une marque française, qui allie puissance et légèreté. il s’agit de la STOOTS OPALO 2 (https://www.elumeen.com/lampe-frontale-stoots-opalo-rouge.html).

Une lampe efficace , légère qui a fait ses preuves. Un seul bémol le bouton d’alimentation à lame un peu dur avec le temps.

L’ électronique

La technologie actuelle nous permet de réunir maintenant en un seul appareil, téléphone, GPS, appareil à photo et ordinateur. Le smartphone est donc une pierre angulaire pour ce voyage.

Un abonnement à un service Cloud, permet également de s’affranchir de trop de mémoires dans le téléphone mais surtout de ne pas garder photos et pièces administratives dans celui ci. En cas de casse, perte ou vol, toutes nos données sont délocalisées et récupérables.

Nous avons choisi un téléphone haut de gamme de type APPLE.

Pour plus de sécurité, nous avons gardé notre balise GARMIN Inreach. Celle qui vous permet de voir notre position en direct sur le blog. Celle ci permet également d’appeler les secours, même en cas d’absence de réseau téléphonique (Par satellite). Elle est rechargeable tous les 3 jours environ.

Encore un bon choix, le « téléphone » fait de sublimes photos , robuste malgré les nombreuses chutes et pluie, il est un matériel vital pour la navigation, le téléphone avec Esim à l’étranger, payer lorsque vous avez perdu votre carte (Italie)… et bien d’autres choses…

Hygiène et Santé

Encore un thème important qui englobe vêtements, produits et médicaments.

1/Vêtements

Avant de commencer, il est utile de rappeler que les vêtements doivent répondre également aux différents climats rencontrés. Nous suivrons donc le principe de l’oignon par analogies aux différentes couches qu’il produit.

Tout d’abord la première couche, celle qui est en contact avec la peau. Nous avons opté pour les tissus en Tencel(Lyocel)/ Laine Merinos de chez ORTOVOX car ceux ci ont la particularité d’être très confortable en tout temps et de sécher sur le corps comme sur un fil,très vite. Par ailleurs, il ne laisse pas d’odeur et supportent plusieurs jours sans être lavés.

https://www.ortovox.com/fr-fr/shop/homme/c35544-manches-longues

Ce tissu s’est avéré formidable à porter quelque soit les conditions météo, confortable et résistant au nombreux lavages à main. Très bon choix.

La seconde couche est plus technique et résistante aux abrasions et surtout au froid. Nous avons opté pour le G1000 de FJÄLLRÄVEN pour le bas et en polaire fine de chez Arc’teryx avec une petite doudoune en plume d’oie de chez KUHL.

Autant la polaire et la doudoune sont exceptionnelles, autant le pantalon est une escroquerie, usé avant l’heure à l’entrejambe. J’ai découvert la marche avec un simple legging en hiver, rien de mieux. Si besoin un short léger et vous avez là le combo 4 saisons.

Enfin la dernière couche, étanche doit nous protéger de la pluie et du vent. Nous avons opté pour l’ensemble veste et pantalon ZPACKS pour leur légèreté et leur résistance. Une paire de gants et bonnet étanches de chez VERJARI complètent le tout pour bien nous isoler.

Face a la pluie et à la neige, cet ensemble a fait ses preuves. Le pantalon pluie s’use également entre les jambes mais ne perd pas en efficacité. Très bon produits.

Je ne peux terminer sans aborder les chaussures et chaussettes qui sont des pièces maîtresse pour un marcheur. Je suis parti avec une chaussure « chausson » qui allie protection et liberté du pied. Les « barefoot » de chez Merrell. ( voir ci dessous)

Ce fut une belle expérience de plus de 1000kms avec ce genre de chaussures. Seulement, à l’identique du sac à dos, j’ai développé des douleurs à la voûte plantaire qui m’ont obligé à revoir cela du côté de Toulouse. J’ai eu la chance de trouver rapidement une marque qui allie les bénéfices d’une barefoot, c’est à dire large aux orteils, pas de drop mais avec un amorti qui m’a permis d’aller jusqu’au bout. Il s’agit de la marque Topo Athletic modèle Terraventure qui possède un semelle moins souple que ses jumelles pour appréhender la marche avec sac à dos. fini la douleur à la voûte!

L’autre point c’est qu’elle ne sont pas étanches. Choix délibérés qui vous fera faire des économies. L’étanchéité a été faite avec les chaussettes VErjari.

https://www.verjari.fr/collections/chaussette-impermeable-etanche?srsltid=AfmBOooglgFVmRixf2phyi357iF5OI98NYucnz_5AAbOBysGGBdql57T

Ainsi la chaussure, une fois retourné au chaud sèche plus vite et votre pied est protégé de l’eau par la chaussette. Ce binôme est ma plus grande découverte et je ne changerai plus.

2/ La trousse de toilette

Ce thème est aussi compliqué car une trousse de toilette peut devenir très vite volumineux et lourde. En fait, plusieurs principes sont à appliquer. Tout d’abord, les contenants. Eviter le verre et les formules liquides volumineuses pour pallier la durée. Vous porterez essentiellement de l’eau.

Nous avons donc opté pour des savons solides pour le corps et les cheveux de 100g qui peuvent également servir à se raser ou bien encore faire une petite lessive ou une petite vaisselle. Naturels et sans parfum, le plus neutre possible, ils peuvent se trouver partout.

Pour le dentifrices, pareil , nous avons choisi une poudre à base de bicarbonate à mélanger avec un peu d’eau. Nous complétons cela avec un baton de Miswak à machouiller pendant la marche.

Enfin pour terminer, la brosse à dent et le rasoir restent indispensables pour ne pas finir hirsute. J’ai découvert, merci Simon, un petit rasoir/tondeuse de chez Philips Oneblade. Léger, rechargeable, il permet également de se couper les cheveux. Mais rien ne vaut une heure passée chez le coiffeur locàl. C’est toujours passionnant.

https://www.philips.fr/c-p/QP6652_30/oneblade-pro-360-face-plus-body

Un petit miroir peu également aider, un cure oreille en métal, une petite paire de ciseaux, un bon coupe ongle et une pince à épiler sont du voyage.

3/ La pharmacie

Au delà de tout traitement, ce thème reste du bon sens. L’idée c’est de pouvoir rejoindre un médecin ou un centre de santé en 48h. Les autres cas sont considérés comme de l’urgence; ce n’est plus le même scénario.

48 h cela fait une bonne distance en marchant. Durant ce temps, il faut faire baisser la fièvre et/ou la douleur, désinfecter et protéger, arrêter les maux de ventre… Donc pas de liste de médicaments mais vous trouverez tout chez votre pharmacie et médecin qui pourra vous prescrire ceux qui necesssitent une ordonnance; tel que la codéine .

Dernier point sur lequel je souhaite appuyer. C’est l’importance de la vaccination contre la rage. Je ne peux que vous encourager à le faire si vous marchez. Dans tous les pays, j’ai eu affaire avec les canidés mais la Grèce restera le pays où je totalise le plus d’attaques de chien.

Alors si la rencontre avec un loup, un ours ou tout autre bête sauvage est exceptionnelle, celle avec les chiens est quotidienne. Ceux ci sont en contact avec la faune sauvage, ils sont parfois eux même revenus sauvages se déplaçant en meute. Alors si les rencontres sont des moments d’adrénaline, rare sont les blessures mais la rage, il suffit d’un et c’est la fin. Pour moi le choix de la vaccination était incontournable.

À bientôt pour d’autres Caminos


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