« La plupart des gens existent, c’est tout » Oscar Wilde
Jour 13 : Autoroute, Ambiance et épilogue
Après les péripéties d’hier, on a retrouvé une certaine sérénité. Enfin presque car les camions de pompiers passaient dans la rue principale.
L’auberge trouvée, Don Quijote, était de bonnes factures, spacieuse, bien aménagée, c’est pas mal sur ce tronçon. Finalement le groupe d’hier s’est retrouvé au même endroit. Pour les présentations, nous avons Anabel, Sonia et Ana, andalouses de Séville.
Après la routine, c’est l’heure de reprendre des forces. Il y’a pléthore d’endroits ouverts en permanence. Cependant il faut trier car certains abusent par les prix et la qualité voir même de l’hygiène. Ils sont généralement les plus proches des auberges car peu s’aventurent après avoir marcher la journée. On trouvera un restaurant digne de ce nom « Pecar food and drink ».
Le bourg est saturé de pèlerins ou « tourigrinos » Ainsi que je m’expliquais, 80% ne font que les 100 derniers kilomètres voire moins. Ce qui donne une autre ambiance, bouillonnante et hétéroclite . Rien à voir avec l’année dernière lorsqu’on est passés en février. Personne sur le chemin et presque tout était fermé.
La nuit, toujours décousue. Vers 2h30, j’ai le nez bouché et la gorge comme irritée. Cela me réveille, j’ai du mal à respirer. Nous avions la chance d’avoir deux battants de fenêtre que nous avions laissés ouverts. Je soupçonne les particules fines des incendies, qui au matin sont descendues et ont pénétrées l’auberge. Nous étions plusieurs à se plaindre.
Lever à 5h30 ce matin. Routine et nous voilà dehors à 6h30. On s’accorde un café avant de s’élancer dans le même bar que l’année dernière.
On s’élance enfin en s’incorporant dans le flux déjà dense. Le choc est dur. Ça discute, ça rigole, Ça fume, le chien sous le bras ou en chariot. Des vendeurs ambulants sur le côté en pleine forêt. Du jamais vu. J’en avais toujours entendu parlé mais au moins il faut le vivre une fois.
On slalome entre les personnes, les vélos passent également, des haltes pour se restaurer tous les 5 minutes. En février c’était désert!
Bref aujourd’hui 20 kms sur le Frances. C’est un peu les marchands du temple.
Ce matin, une brume épaisse enveloppe la nature et le flux de pèlerins. Ce qui nous permet d’avancer rapidement sans trop souffrir.
Lors d’une pause, on retrouve Dave, de Montréal, responsable d’un groupe de 20 personnes, qui voulait me remercier pour hier. Cela m’était échappé de mes souvenirs d’étape. Lors de la première auberge d’hier, il m’avait interpellé sur pourquoi on partait. Sur le départ, rapidement je lui ai dit que l’endroit n’était pas en sécurité et que les autorités nous conseillaient de s’éloigner. On lui a donné les numéros de taxi et auberge et ensuite il a transféré son groupe. Voilà pourquoi il tenait à nous remercier.
Dans tout ce flux, une personne m’a interpelé positivement, une dame de plus de 70 ans qui marchait très bien, en dépassant tout le monde (vidéo)
On rencontrera un centre d’attention virtuel pour pèlerins … qu’est que c’est ? Un bureau fermé. J’adore.
Enfin, je retrouvais des stickers du Jerusalemway que j’avais collé l’Année dernière . Nostalgie !
On arrivera à 12h30 à Pedrouzo. En avance par rapport au Check in. On patientera en s’hydratant.
Peu après on rencontrera les andalouses avec lesquelles on partagera un bon moment. Jetzabel avait repéré un restaurant mexicain, alors obligé !
Voilà c’était notre avant dernière étape, dans une atmosphère très particulière, moi qui suis habitué à la solitude des chemins.
Total : 299 kms
Photos:
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/EqvyaHyGZ8lCnrUwJ2E9AzQBvoGppd_IL-4_cIvVvUcLiA


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