“ C’est de par leur caractère que les hommes sont ce qu’ils sont, mais c’est de par leurs actions qu’ils sont heureux, ou le contraire.” Aristote
218 eme jour sur le Camino; chemin, humain, gentillesse et plénitude
Après notre belle soirée à écouter Ali et une bonne nuit de sommeil, les chiens nous réveillent à 5h. On ne saura jamais pourquoi ils sont comme cela. Bref, la préparation se fait avec les premières lueurs du jour.
Départ à 7h et c’est la première fois depuis des mois que je remets la veste car ce matin ça pique un peu. Une matinée d’automne avec ses lueurs pâles et son voile d’humidité.
Premier village, Kalafat, quelques chiens avec un berger et ses moutons, une belle scène. On traverse la village sans se faire attaquer par les chiens, encore une fois rien à voir avec la Grèce.
À la sortie, dans une zone de stockage du riz, trois hommes nous interpellent à côté d’un abris de chantier. Ils nous proposent du thé, à nous qui étions à jeun. On discute un petit moment avec eux, des récoltes et du séchage du riz qui se faisait devant nos yeux. Le patron les rejoint avec des brioches et nous propose d’en prendre; on est aux anges. Merci à ces hommes de la terre.
Puis ce sera une longue traversée du parc de Troie à travers des chemins, on rencontre une ancienne bastide du 18eme puis le Tumulus d’Uvecik (214 ap. J.-C.). Erigé par Caracalla pour les funérailles de son affranchi Festus.
Nous arrivons à Uvecik, petit bourg tourné vers l’agriculture. Après 16 kms et la chaleur, on est content de trouver une épicerie, un salon de thé et ses viennoiseries et une petite gargote où l’on dégustera une soupe aux lentilles corails. Pas beaucoup d’interactions dans ce village mais ce sont de grands fans de cartes alors ils sont concentrés.
Après cette longue pause, nous revoilà partis sur de long chemins et phénomènes nouveaux, les mouches, des nuées autour au point de prendre un linge pour les chasser. Il y quelques élevages d’ovins cela peut expliquer. Le paysage, la chaleur et les mouches nous rappellent étrangement la Via de Plata dans l’Extremadure.
On arrive au petit village de Çamoba. Personne a l’endroit où les hommes sont habituellement. On s’installe puis un ancien arrive. On discute un peu. Je lui demande si je peux prendre de l’eau à la mosquée. Il m’emmène à une fontaine dans laquelle il faut mettre une pièce d’une livre pour avoir 2,5l. J’ai à peine sorti ma gourde qu’il a déjà mis la pièce. Je le remercie chaleureusement. Puis arrive d’autres hommes, ils nous saluent et un parmi eux installe sa chaise devant moi et commence à discuter. Heureusement que l’application traduction avec le micro fonctionne bien.
Il s’appelle Ergün Taşdelen, à la retraite en tant qu’opérateur de matériel de construction à l’usine d’Akcansa, cimenterie tout proche. Il nous racontera son histoire et son accident. Très émouvant. Il finira par nous donner une poche de prunes et de grenades.
Merci Ergün pour votre gentillesse. Après avoir quitter ce petit village, on arrive de nouveau au bord de la mer. On suivra la côte, un peu sauvage et saccagée en même temps.
En on arrive à Dalyan, petit village mais qui abrite surtout l’histoire d’une grande ville antique Alexandria Troas. Ville citée dans la bible puisque Saint Paul y a séjourné. Nous sommes sur ses traces. Malheureusement le site n’est pas mis en valeur car les fouilles n’ont commencé que depuis les années 2000. Seules les images satellites permettent de se rendre compte de la grandeur de la cité. Quelques artefacts retrouvés ici sont exposés à Istanbul.
Voilà encore une belle étape, longue et chaude mais nous avons trouvé une pension économique et bien équipée ( Chiyanno’s inn) pour nous reposer. il y a même plein de chats qui vous grimpent dessus
Bises d’ Alexandria Troas 😘
Voici le lien du jour
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhONqEf2CwUrlxBjtgQ
Total : 3937 kms


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